174 – D’hier à aujourd’hui / Jill Bill

D’hier à aujourd’hui

C’était au temps
On l’on faisait sa tambouille
Mac Machin Chose et autres, inconnus !
On faisait même sa vaisselle
Je parle poterie… bien sûr.
Et, ça pêchait, chassait, cueillait !!

Mouais, en mode bio éco m’sieur quoi….
Autar quelque chose…. hein !

Autarcie, au tar cie Kévin !

Et on voudrait nous y faire retourner
Aaaah !! J’me marre m’sieur !
Fini aussi la griffe des marques
Qui se font la guerre commerciale.
Hop à poil ! Ou presque ! Tous pareil quoi……
Quant au reste, smart et compagnie
Nada, ben sans moi !

J’préfère encore être sur le Titanic m’sieur
Et couler les mains pleines !

Ca vient Kévin, ça vient !! !
La leçon préhistorique est terminée,
Bonne cantine scolaire à tous……

Il est ouf lui, on va au Quick nous !!

Petite info

Plusieurs d’entre vous m’ont signalé que la photo était enregistrée sous un fichier Web. après vérification chez moi elle est bien en jpeg. mais pas d’inquiétude si vous n’arrivez pas à la capter car j’ai bien sûr l’originale.

Si vous souhaitez la mettre dans vos archives je peux vous l’envoyer par mail.

Bonne écriture

Lilou

173 – Pfft du qu’en dira-t-on… /Annick

Avec ses fossettes gélasines
Et son petit air débonnaire,
Personne ne songe à la tancer
Ni à la traiter de guenuche.
.
Souvent poursuivie d’malenchère,
Signait parfois d’un patarafe,
Frisant ainsi la mésséance
Sur son contrat de plamoteuse.
.
Se moquait bien des p’tits pétoffes!
Au loin ceux qui l’embabouinaient!
Elle se savait bachelette en diable
Vivant sa vie intensément!

173 – chanson de geste – Lilou

chanson de geste

En la saison où l’aube est claire,
Quand tint le coq sur la chaumière,
Vivait, près du vieux pont branlant,
Un homme gélasin mais plaisant.

Souvent, assis près du beffroi,
Il plamottait, grave et courtois,
Tenant un bout de pétoffe usée
Comme bannière mal raccommodée.

Or vint un jour, par doux matin,
Une bachelette au frais teint,
Guénuche au rire argentin,
Qui tanca fort le marmotin.

Car l’enfant, par folle science,
Commettait grande messéance :
Il cuisit pain si dur et fier
Qu’il rompit dent d’un vieux soudier.

Lors s’éleva grande patarafe,
Plus bruyante qu’orage en carafe,
Chacun cria, chacun jura,
Même le chat s’en offusqua.

Le bailli, d’allure malenchère,
Déclara d’une voix sévère :
« Ce crime offense nos brodequins,
Et trouble l’ordre du pain quotidien ! »

Alors le vieil homme, fin renard,
Vint embabouiner le regard
Des gens, des oies et du bedeau,
En saluant d’un geste beau :

« Bons gens, si le pain devient pierre,
Bâtissons tours et monastères !
Et si l’erreur vient nous quérir,
Offrons-lui vin avant de rire. »

Lors le vent chanta dans les branches,
La bachelette battit des hanches,
Et tout le bourg, joyeux et fou,
Dansa jusqu’au chant du hibou.


173 le pain de sucre de lisette / François –

Il esquissa un gélasin,
Le pauvre débonnaire,
Il s’était fait tancer, enfin,
Comme guénuche qui avait cessée de plaire.

La mélenchère le poursuivait,
Il reçu un mot doux patarafe,
Messéance ce qu’il avait fait,
Plamotter est-ce une gaffe ?

Plutôt pétoffe était son action,
Il s’est fait embabouiner, c’est bête,
En déposant sur la blachette,
Le pain de sucre de Lisette.

173 – Gare au loup – Vegas sur Sarthe

Gare au loup


Ah qu’elle était jolie – une fleur de cytise aux dents – avec ses yeux doux et ses mignons sabots noirs.
Et puis docile et caressante avec cet air débonnaire, un amour de bachelette comme il n’en avait jamais rencontrée dans le canton.
Faisant fi des commérages il l’avait prise toute jeune pour qu’elle s’habitue mieux à demeurer avec lui.
Ceux qui la voyaient n’avaient qu’une envie, celle de lui plamotter le visage comme pour faire tomber ces grains de son qui ornaient ses fossettes gélasines.
Tout allait si bien jusqu’au jour sombre où se présenta une abominable guénuche, une femme de mauvaise vie qui respirait la messéance et les pétoffes par tous les pores de sa vilaine peau.
Elle eut tôt fait d’embabouiner notre jouvencelle et de la convaincre d’apposer sa patarafe hésitante au bas d’un contrat perfide et malveillant.
Il eut beau les tancer toutes les deux – prenant à témoin la beauté des montagnes, la fraîcheur des torrents et la douceur des prairies – et la mort dans l’âme, mesurant sa malenchère il dut la laisser partir vers son destin.
Depuis ce jour funeste il n’a de cesse de narrer son infortune – les soirs au coin de l’âtre – usant de ces mots dont seuls les anciens ont le secret, des mots d’un autre temps, du temps où les filles étaient raisonnables et le monde moins cruel

173 – Les deux tableaux – J.Libert

LES DEUX TABLEAUX

Cette aile de manoir Renaissance, hérité à la mort de son père, n’avait pas encore été restaurée, était
restée en l’état du vivant du Comte de Malvoisin.
Les tableaux peints de son père et de sa mère accrochés sur l’un des murs de l’immense salle de billard,
désormais plongée dans l’obscurité, auraient laissé indifférent un œil étranger. Aujourd’hui, Pauline, elle, s’attardait sur chacun avec un regard tout neuf. Ses souvenirs d’enfant et de jeunesse lui revenaient soudain en mémoire.
Elle se posta d’abord devant le tableau représentant son père. Peint à l’approche de la quarantaine, il se
tenait digne dans son costume trois pièces de notable, petite moustache et nœud papillon. Ses yeux rieurs exprimaient ce côté débonnaire qu’elle avait tant aimé.
Il l’avait longtemps protégée de sa mère qui, représentée sur le tableau voisin, avait l’air d’une guénuche parée de bijoux extravagants. Jalouse de sa fille qui devenait, de jour en jour, une gentille bachelette au sourire gelasin, elle la tançait vertement et lui cherchait pétoffe pour un oui, pour un non.
Malgré des patarafes et de la mésséance, elle parvint à embabouiner son comte de mari pour envoyer
Pauline dans un pensionnat très éloigné d’où elle ne sortait que deux fois par an.
Mais, surcroît de malenchère pour la marâtre, elle ne survécut que peu de temps à une brutale crise
cardiaque et, ni Pauline, ni son père ne la plaignirent !

173 – Le plamottement du monde – Marie Sylvie

    LE PLAMOTTEMENT DU MONDE 

Il y avait au bord du chemin un sourire discret
Un *gélasin qui fendait l’ombre telle une promesse.
Je marchais sans hâte
Dans une humeur *débonnaire
Laissant le monde *plamoter autour de moi
Car oui l’aube parfois plamotte.
Elle bavarde en lumière
Elle hésite
Elle papillonne.
Sur le chemin une vieille *bachelette
Ni tout à fait jeune
Ni tout à fait vieille
M’arrêta d’un geste doux.
Elle tenait entre ses doigts une *patarafe
Un papier froissé
Griffonné d’une écriture qui semblait vouloir fuir sa propre encre.
《 Ne te laisse pas *embabouiner par les jours trop pressés.》 Me dit-elle.
Sa voix avait la texture d’une pétoffe
Un tissu un peu solide
Un peu rèche
Mais réconfortant.
Je repris ma route
Son avertissement battant dans ma poitrine
Car je savais combien le monde aime *tancer ceux qui s’attardent
Ceux qui rêvent
Ceux qui s’écartent des lignes droites.
Et pourtant quelle *messéance ce serait de vivre sans lenteur
Sans ces pauses
Où l’on écoute son propre souffre tel un animal timide.
Plus loin un marchand criait ses prix
Mais ses mots sonnaient faux
Presque cruels.
Une *malenchère vibrait dans l’air
Une offre injuste
Une valeur dévoyée.
Je passais mon chemin
Refusant de troquer mon calme contre ses cris.
Au détour d’un sentier
Je tombais sur une *guénuche
Une petite chose fragile
Un être ou un objet
Nul ne sait vraiment
Mais qui semblait réclamer un peu d’attention.
Je la ramassai
La posai dans ma paume.
Elle tremblait comme si le monde entier lui pesait dessus.
Alors je lui offris mon gélasin
Ce sourire premier
Celui qui ne coûte rien
Et pourtant répare.