samedi 9 mai vous pourrez lire

Le cadeau – Jill Bill
l’aurore à travers le flou – Marie Sylvie
Fidélia – J.Libert
Nilo,Liora et Samba – Lilou

Le cadeau – Jill Bill
l’aurore à travers le flou – Marie Sylvie
Fidélia – J.Libert
Nilo,Liora et Samba – Lilou
c’est bien pour le 2 mai

Radhia Aounalla – Jill Bill
née pour rester – Marie Sylvie
je suis partie – J.Libert
Le rose sur le gris – Lilou
je ne suis pas loin – An Maï
rester soi – Fredaine
Kibou – Cathy
Miss Tic et ses pochoirs – François
C’est la vie , ça va passer -Annick
À la lisière de la forêt, dans un bosquet de charmilles,
le chapeau mis de guingois, façon séductrice,
paraît sous un aspect presque charnel
la fouine à l’esprit facétieux.
Aujourd’hui, c’est un jour sans chagrin :
elle se marie avec un rusé chafouin,
qui depuis de longs mois lui faisait les yeux doux.
Nombreux et bariolés sont les invités :
ils s’enivrent de champagne et de chaource frais,
et, très vite,
Divaguent, chavirent, chaloupent dans la futaie
Sur son cheval blanc, un braconnier‐chasseur rôde dans les parages.
Il est ébahi devant un tel spectacle
et, pris d’un élan artistique soudain,
sort des airs de danse de son chalumeau de roseau
un instrument qui, d’habitude, ne sert qu’à faire fuir les lapins.
Alors toute l’assemblée entre en farandole avec frénésie,
fouine, chafouin, braconnier, invités titubants,
et même deux mulots qui n’étaient pas sur la liste.
Bref : un mariage parfaitement réussi.
Cela va faire du bruit dans Landerneau !
On en parlera encore longtemps…

Ma pauvre Marie Sophie / Jill Bill
Dictons de chatons / Vegas sur Sarthe
A l’Ouest du fleuve Mississipi / Cathy
Charles / An Maï
Chuchotis campagnard / Marie Sylvie
Tautogramme / La Licorne
Cendrillon / Lilou
Noce en futaie / Jak Pit
Le petit chaperon rouge / J.Libert
Un personnage hors norme / Annick
son cheval s’est enfui / François

Salve d’or pour Salvador – Jill Bill
Le voyage par les cases – Marie Sylvie
Dali – La Licorne
Lever de soleil – J.Libert
S’il te plait – Vegas sur Sarthe
Au soleil levant – Annick
Salvador Dali Génie – François
Le peintre – An Maï
Voyage voyage – Lilou
Procrastination masculine – carpe diem
Vendredi c’était mal,
Et le treizième jour frappera,
en cascade,
Encore et encore et encore,
Juste avant Petit Gilles.
Oui tout … dire à sa femme,
Sa moitié, encore,
Laver son linge sale et changer de famille,
Il sera temps !
Vous le lui demandiez,
Et vous avez dansé,
Jeune femme.
Déchantée …
Votre amoureux jardinant,
Laissant là ses rosiers,
Pour un sacré plan,
Fort. Il vous l’a fait.
Au Café du Boulevard,
Là.
Quand au milieu de la rue,
Téléphonant presque aphone,
Lui dire … Lui, lui dit :
Allo … Allo …
Sa femme bout ! Au fil.
Las ! Puis sa batterie recoupe
Les prétextes tournesols.
Il pause sur son café
Et sous le verre de vin.
Vous le lui demandiez,
Et vous avez dansé,
Jeune femme.
Déchantée …
Devin, en devinettes,
Peignant fort ses à-plats,
Au travers de la grille,
Au diaphragme soubresaut
De vos yeux carabine.
Alors,
Votre linge promesses,
En douce layette,
Qui séchait au-dehors s’enfonce, puis disparait.
Alors,
Sous votre rouge défait,
Seule à cette table :
Voici la solitude figée à fleur de peau.
Voici le gris linceul revêtant vos regrets.
Voici la douleur, vaine …
Et le cœur en gros plan.

Clap de fin – Jill BiIl
Le jardinier amoureux – Lothar
Cascade intérieure – Marie Sylvie
Nouveau combat – J.Libert
La lettre – Fredaine
la buveuse d’absinthe – François
Ce n’est pas le pain
ni le sac qui bruisse contre la hanche,
ni même la main qui aide
sans faire de bruit.
Le cadeau tient ailleurs,
dans l’équilibre fragile
entre deux pas hésitants,
dans ce bras prêté
comme on prête du temps
sans facture ni reçu.
Le temps s’est défait,
un peu d’écume,
un peu de poussière,
où quelque chose reste
sans nom.
Elle avance,
chaque pas pris au sol
sur un chemin défait,
comme on prend appui sur rien,
et elle, à côté,
porte un peu plus que ses courses.
Le chemin cède par endroits,
presque sans prévenir,
dans des équerres faussées,
et cela suffit.
Le monde, lui, continue
à ne rien remarquer –
il laisse passer les miracles.
Alors oui, cadeau :
pas donné,
pas reçu,
mais tenu,
comme on tient debout
sur un chemin brisé.

Mademoiselle Line – Jill Bill
Le cadeau que la vie ne fait pas – Marie Sylvie
Une vie – J.Libert
Vieillir – An Maï
Cadeau – Lothar
Ma Mamie – Lilou
un cadeau d’anniversaire – François
Un mot dit parmi dix, mi-nu mais sans sursoir,
Un mot maudit sur six qui broutait du hiatus,
Jusqu’à n’y plus partir livrant tout son pain noir,
Qui coinçait, qui grinchait, cousu or points motus.
Un mot lu qui floutait sorti tôt du Roman,
Un mot Goth, tic ou tac, battant pignon sur Jaz
Ratatinant son son, hypnotisant son sang,
Modulant l’indistinct aux instincts d’un son jazz.
Oui, il fallut dormir ! ô soupirs disparus !
Dans son lit assourdi aux polochons vaincus,
Aux potions qu’a la fin du soir ni plus ni moins …
Aux poisons qu’a la mort, sis au mi-nuit du mot,
Qui sont la libration du mal vibrant si vain,
Aux vivants, à l’amour, aux cartons qu’a la faux.
G Perec, La Disparition