184 – C’est la vie ça va passer… / Annick

Vivre c’est de la bombe
Et créer c’est résister
Mais avec des lendemains qui chantent faux
Je suis partie…

Le temps est-il un crime parfait ?
Je revendique l’absolu minimum
Et devenir simple c’est compliqué
Alors je joue oui…

L’art et la vie ne font qu’un
La poésie est un luxe de première nécessité
Alors vous reprendrez bien une ligne de poésie ?
La poésie agrandit le monde

Mais que faire du bonheur dans un monde sans joie ?
Je vais compter jusqu’à toi
Et l’amour mon amour
… Pour rester

183- Un personnage hors norme / Annick

L’est un Chasseur un peu Chafouin
À la suite de nombreux Chagrins.
Mais pour vraiment Chasser l’ennui,
Il Chaloupe au bal le samedi.

Plaisir Charnel mis de côté,
Le cœur des femmes fait Chavirer.
Seuls leur sourire et la musique
Sont pour lui moments fantastiques.
.
Aime le Champagne et le Chaource,
Et à Cheval faire quelques courses.
Sur la tête il porte un Chapeau
Qu’il a orné de Chalumeaux.

Aime Changer d’look, dev’nir Chelou,
Être Chercheur, porter Chouchou.
S’il est Chtarbé et bien… tant pis !
Là est la vie qu’il a choisie.

182- Au soleil Levant / Annick

Une expo temporaire s’ prépare à l’atelier :
Quelque chose de nouveau, de très peu familier.
L’exposition future devrait faire un tabac,
Chacun sera séduit par les tableaux…ou pas !

Un artiste connu a offert quelques toiles
Mais grande incertitude vient ternir son étoile.
Aimera-t-on son art, classique ou insolite ?
Aimera-t-on ses œuvres, parfois de vraies pépites ?

Un diptyque de Dali où soleil se déploie
Parmi bien d’autres toiles aura place de choix.
D’abord juste lueur, là-bas sur l’horizon,
Avec la main du peintre, devient soleil tout rond.

Lueur subtile, lueur fragile d’un jour naissant,
Illumine le ciel, sortant de l’océan.
Les nuages s’enfuient, là un oiseau s’envole…
Promesse d’une belle journée, pour Dali le symbole.

179- voyage dans le temps / Annick

Quand vient le soir, la nuit tombée,
Dans mon grenier j’aime monter,
Doucement la porte pousser,
Pour d’antan douce odeur humer.

Sur une étagère, sont rangés
Quelques vieux livres oubliés,
Mémoires de jours du temps passé,
Souvenirs d’âges oubliés.

Dans une boîte, bien cachés,
De mon amour mots parfumés,
En lettres douces, enrubannées,
Pour que d’oubli n’soient pas marqués.

Un vieux réveil à l’heure figée,
Moment si doux d’un bon goûter.
Quelques reliques un peu cassées
Et des cartons empoussiérés.

Vagues de tendresse viennent taquiner
Mon p’tit cœur et le submerger.
Lors, dans ma tête, danse le passé
En redescendant l’escalier.

178- Pique et pêche / Annick

Il n’est pas forgeron dans l’âme,
Lui il ne travaille que le bois.
Saperlipopette quel programme!
Chaque jour, il est aux abois!

Le printemps c’est le renouveau,
Pas b’soin d’miroir, il est tout beau!
Le livreur de graines est passé,
Son ornithologue préféré!

Alors il danse avec sa belle,
Sur une mosaïque de sons!
Et même si la pluie s’en mêle,
Tous deux s’élancent à l’unisson!

Et quand la danse est terminée,
Sur le tronc retourne piquer.
Et pique et pique, plus de contrôle!
En mâle, il retrouve son rôle.

Et chaque jour, il pique et pêche
Graines ou vers dans l’herbe fraîche,
Et tambourine sur les troncs,
Pour dire « Suis là ! C’est ma maison ! »

© Annick 210326

177- Une vie de bohème / Annick

Lui qu’avait toujours la bougeotte,
Menait une vie peu rigolote,
Un jour a cassé sa cagnotte
Et s’est ach’té jolie roulotte.
.
Sur les routes mène sa p’tite roulotte.
Trouve un endroit où l’eau clapote.
C’t’endroit pour lui s’ra le jackpot,
Même si fait froid, a l’antidote.
.
Il peut y vivre, danser le fox-trot,
Sur feu d’bois, cuire des papillotes,
Grignoter quelques bergamotes…
Plus rien n’le gêne, toujours sifflote.
.
Son doux amour près d’lui tricote.
Le chat joue avec une pelote.
Leur Petit Bout dans l’eau barbote.
De sa vie est dev’nu l’pilote.
.
Alors à l’oreille vous chuchote
Que si des chaînes vous emmenottent,
Suffit parfois d’un peu d’jugeote
Pour qu’dans l’air parfum d’ bonheur flotte.

175 – Sur le banc… /Annick

Sur un banc…

Sur un banc je me suis posée
Quel grand bonheur que d’admirer
C’que Dame Nature dans sa bonté
Nous offre ici…tout en beauté

Au bord de l’eau…sur le chemin…
Au creux des bois…ici…au loin…
Elles s’offrent à nous elles nous sourient
Tout en couleurs ces fleurs jolies

Petits pétales en collerette
Sans oublier son grand coeur d’or
L’est toute simple la pâquerette
Mais si fidèle qu’elle plaît encore

D’un joli mauve tout en douceur
L’est bien jolie cett’ petite fleur
Quelques pétales tout juste ouverts
Sur un beau coeur tout grand offert

L’est toute jaune à peine éclose
Sous le soleil elle brille tant
Et sur nos coeurs elle dépose
Tout en douceur un beau moment

Sur un banc je me suis posée
Quel grand bonheur que d’admirer
C’que Dame Nature dans sa bonté
Nous offre ici…tout en beauté

Ses plumes blanches sont toute douces
Et savamment il les nettoie
Majestueux cygne les pousse
Pour que toujours elles chatoient

Au fil de l’eau elles se baladent
Belles bernaches en promenade
Déploient leurs ailes et batifolent
Avant qu’au loin elles ne s’envolent

Un petit moment de repos
Pour une monture couleur marron
Ce beau cheval fera cadeau
Au promeneur d’une excursion

Au bord de l’eau…sur mon chemin…
Au creux des bois…ici…ou loin…
Immobile je me suis posée
Pour un moment sérénité.

173 – Pfft du qu’en dira-t-on… /Annick

Avec ses fossettes gélasines
Et son petit air débonnaire,
Personne ne songe à la tancer
Ni à la traiter de guenuche.
.
Souvent poursuivie d’malenchère,
Signait parfois d’un patarafe,
Frisant ainsi la mésséance
Sur son contrat de plamoteuse.
.
Se moquait bien des p’tits pétoffes!
Au loin ceux qui l’embabouinaient!
Elle se savait bachelette en diable
Vivant sa vie intensément!