191 – L’artiste préhistorique… / Annick


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Il fait beau ce matin,
Vite debout, en chemin !
Le soleil est levé,
La grotte est éclairée.
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Dans sa tête une idée
D’puis longtemps a germé :
Sur les murs dessiner
Avec noir de fumée .
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Des mammouths, des rhinos,
Des cerfs et des chevaux,
Des aurochs, des bouqu’tins,
Des ours et des félins,
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Des symboles et des mains,
Des triangles pubiens,
Le dessin d’un volcan,
D’végétaux éléments.
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Dessiner au grattoir,
Raconter leur histoire.
Laisser trace de la vie
Pour des temps infinis.

190 – La vie des mots / Annick

Les mots sont tendres ou anodins,
Ils sont douceur ou baratin.
Les mots se cachent et font courir,
Il faut alors les conquérir.
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Parfois épris de liberté,
Donnent le frisson, font voyager,
De longitude en latitude
Et de l’équateur jusqu’au sud.
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Les mots entourent, nous impressionnent,
Ils viennent de loin, en nous résonnent.
Parfois s’envolent ou se renversent,
Ou bien s’inscrivent et nous transpercent.
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Sont inestimables trésor,
Mettent des étoiles aux yeux, pléthore.
Point cardinal d’un écrivain,
Ne se dévoilent jamais en vain.
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Offrent changement, donnent énergie,
Ils sont alors vraie thérapie.
Soignent le cœur, ouvrent la vie,
Ils sont l’En~Vie, ils sont la Vie !

189- Alors ils dansent… / Annick

Là, sur chaque jour ordinaire,
Trois amies et leur partenaire,
Sur un rond point d’verdure couvert,
Dansent en rond pour nous satisfaire.

Dans leur regard, intensité,
Par la danse ils sont envoûtés.
Une passion, la nuit, le jour,
Qui les enflamme depuis toujours.

Trois couples, trois styles,
Mais une unité modern-style !
Lors, dans un délire d’arabesques,
Offrent un spectacle gigantesque.

La danse vit, ils vivent la danse,
Ils semblent être en état de transe !
Un spectacle à couper le souffle
Qui vient nous happer, nous essouffle.

Un moment extraordinaire
Que chacun vit à sa manière,
Un moment fort, riche d’émotions,
Qui, de nos sens, prend possession.

188- Souvenirs du passé… / Annick

Dans un coin du grenier,
Refuge empoussiéré,
Une valise oubliée…
Souvenirs du passé…

De vieilles photos froissées,
D’anciennes publicités,
Ravivent curiosités
De moments de télé.

Ménage facilité
Aspirateur léger…
Le froid en maisonnée
Pour repas appréciés…

La barbe bien rasée
Par rasoir adapté…
Avoir peau de bébé
De douceur satinée…

Voiture améliorée
Par un tigre intégré…
Et comment oublier
Mère Denis en télé…

Ces vieilles photos trouvées,
Dans un coin du grenier,
Rappellent le temps passé
De moments oubliés…

Chemin de liberté ?
Ou vie empoisonnée
Par trop d’publicités
En radio ou télé ?

187 – La malice en photo… / Annick

C’est jour de fête dans le village,
La famille se met à la page :
Pif se prépare dans un p’tit coin
Mais loin d’Hercule, il est malin !

Tonton s’met sur son trente et un,
Costume trois pièces, chapeau melon,
Cheveux coiffés, cravate, parfum,
Le sourire un brin polisson.

Tata, pour sûr, a revêtu,
Pour l’occasion, une belle tenue.
Se dit pourtant « Que fais-je là ?
C’est pas ma fête, non loin de là ! »

Doudou, comme à son habitude,
Se moque bien de son attitude !
Comme souvent, met son doigt dans l’nez,
Le faisant just’ pour s’amuser.

Tous réunis, avant d’partir,
Font un selfie pour le souv’nir.
Sourires coquins et doigt dans l’nez
Pass’ront à la postérité !

184 – C’est la vie ça va passer… / Annick

Vivre c’est de la bombe
Et créer c’est résister
Mais avec des lendemains qui chantent faux
Je suis partie…

Le temps est-il un crime parfait ?
Je revendique l’absolu minimum
Et devenir simple c’est compliqué
Alors je joue oui…

L’art et la vie ne font qu’un
La poésie est un luxe de première nécessité
Alors vous reprendrez bien une ligne de poésie ?
La poésie agrandit le monde

Mais que faire du bonheur dans un monde sans joie ?
Je vais compter jusqu’à toi
Et l’amour mon amour
… Pour rester

183- Un personnage hors norme / Annick

L’est un Chasseur un peu Chafouin
À la suite de nombreux Chagrins.
Mais pour vraiment Chasser l’ennui,
Il Chaloupe au bal le samedi.

Plaisir Charnel mis de côté,
Le cœur des femmes fait Chavirer.
Seuls leur sourire et la musique
Sont pour lui moments fantastiques.
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Aime le Champagne et le Chaource,
Et à Cheval faire quelques courses.
Sur la tête il porte un Chapeau
Qu’il a orné de Chalumeaux.

Aime Changer d’look, dev’nir Chelou,
Être Chercheur, porter Chouchou.
S’il est Chtarbé et bien… tant pis !
Là est la vie qu’il a choisie.

182- Au soleil Levant / Annick

Une expo temporaire s’ prépare à l’atelier :
Quelque chose de nouveau, de très peu familier.
L’exposition future devrait faire un tabac,
Chacun sera séduit par les tableaux…ou pas !

Un artiste connu a offert quelques toiles
Mais grande incertitude vient ternir son étoile.
Aimera-t-on son art, classique ou insolite ?
Aimera-t-on ses œuvres, parfois de vraies pépites ?

Un diptyque de Dali où soleil se déploie
Parmi bien d’autres toiles aura place de choix.
D’abord juste lueur, là-bas sur l’horizon,
Avec la main du peintre, devient soleil tout rond.

Lueur subtile, lueur fragile d’un jour naissant,
Illumine le ciel, sortant de l’océan.
Les nuages s’enfuient, là un oiseau s’envole…
Promesse d’une belle journée, pour Dali le symbole.

179- voyage dans le temps / Annick

Quand vient le soir, la nuit tombée,
Dans mon grenier j’aime monter,
Doucement la porte pousser,
Pour d’antan douce odeur humer.

Sur une étagère, sont rangés
Quelques vieux livres oubliés,
Mémoires de jours du temps passé,
Souvenirs d’âges oubliés.

Dans une boîte, bien cachés,
De mon amour mots parfumés,
En lettres douces, enrubannées,
Pour que d’oubli n’soient pas marqués.

Un vieux réveil à l’heure figée,
Moment si doux d’un bon goûter.
Quelques reliques un peu cassées
Et des cartons empoussiérés.

Vagues de tendresse viennent taquiner
Mon p’tit cœur et le submerger.
Lors, dans ma tête, danse le passé
En redescendant l’escalier.

178- Pique et pêche / Annick

Il n’est pas forgeron dans l’âme,
Lui il ne travaille que le bois.
Saperlipopette quel programme!
Chaque jour, il est aux abois!

Le printemps c’est le renouveau,
Pas b’soin d’miroir, il est tout beau!
Le livreur de graines est passé,
Son ornithologue préféré!

Alors il danse avec sa belle,
Sur une mosaïque de sons!
Et même si la pluie s’en mêle,
Tous deux s’élancent à l’unisson!

Et quand la danse est terminée,
Sur le tronc retourne piquer.
Et pique et pique, plus de contrôle!
En mâle, il retrouve son rôle.

Et chaque jour, il pique et pêche
Graines ou vers dans l’herbe fraîche,
Et tambourine sur les troncs,
Pour dire « Suis là ! C’est ma maison ! »

© Annick 210326