190 – La grotte Chauvet – François

Découverte par trois spéléologues,
La grotte de Chauvet,
Sera une merveille pour archéologue,
En raison des découvertes révelées.

Située près du pont d’arc en Ardèche,
Dans ce site un millier de peintures,
Auxquels s’ajoutent des gravures,
Témoignent d’une vie rupestre,

Datant de plus de vingt-cinq mille ans,
Où s’entassent des os,
Et des dessins d’animaux,
Cet art préhistorique redevenait vivant.

Il était pratiqué au fusain par grattage,
Avec des restes de bois partis en fumée,
Les ombres relevaient d’estompages,
Habilement dessinées.

Pour la protéger des dégâts,
Dues aux immanquables visiteurs,
Il été construit à côté de sa petite sœur,
Une réplique parfaite à quelques pas.

190 – Le navigateur – François

Calculer sa latitude,
Par rapport aux étoiles,
Calculer sa longitude,
Pour positionner sa voile,
C’est naviguer en toute sûreté
En rendant possible le changement,
Et ce, en toute liberté.

C’est un cardinal mouvement,
Qui libère tant d’énergie,
Vers des espaces à conquérir,
En dehors de toutes léthargie.

Voyager devient un trésor en devenir,
Peut-être avez-vous passé l’Équateur,
Si oui, c’est un baptême pour vous, navigateur.

189 – Le bal du rond-point – François

C’est le bal du village,
Ils dansent sur le rond-point,
La musique est bien sage,
Un slow arrive à point.

Dans leurs étranges habits,
Ils sont là, collé, collé,
Dans de bizarres acabits
Grandement bien accolés.

Autour d’eux, point de verdure,
Que des façades de maisons,
Ils n’ont que des voitures,
Pour seul et unique horizon.

Le public est absent,
Qu’importe, ils sont figés,
Ils n’ont rien d’indécent,
Immobiles et enlacés.

Alors, au lieu de tourner sur eux-mêmes,
On tourne autour du rond-point,
Pour se dire tout de même,
Ces statues, on les voit de loin.

188 – La réclame – François

Il vous fallait un aspirateur,
Ou un lion dans votre moteur
Sans oublier le réfrigérateur,
Un rasoir avec un moteur,
Et de quoi vous savonner de bon cœur.

C’était le temps de la réclame,
Même si le mot a vieilli,
Aujourd’hui c’est la publicité que l’on clame,
L’idée est de vanter un produit.

Elle était déjà là pour vous solliciter,
Depuis les moyens de vente on fait leur chemin,
Le but est toujours de vous faire acheter,
Pour que vous réclamiez avec entrain.

Les grandes marques avaient pris leur espace,
Les articles répondaient aux besoins de la maison,
Les nouveautés y trouvaient leur place,
En inspirant le modernisme avec raison.

187 – la famille Gouluchois / François

La famille Gouluchois,
Était portée sur les rillettes
Qu’Ils achetaient en bon bourgeois,
En se refusant d’être à la diète.

Pour eux, tout ce qui était gras était bon.
Le cholestérol et le diabète,
En ce temps-là, était inconnus au bataillon.

Ils avaient tous une fringale de gourmandises.
Et ils firent les pires bêtises.

Ils étaient fiers de leur fils touché par l’embonpoint,
Pour eux, c’était un critère de bien vivre,
Même au chien, ils ne refusaient rien,
Même pas un alcool qui pouvait le rendre ivre.

En bon bourgeois ils faisaient bonne figure,
Pour leur apparente richesse, ils étaient respectés.
A moins que ce soit pour leur opulence qui dure,
Ils tenaient leur rang où ils s’étaient affectés.

Alors qu’ils étaient très bien nourris,
Ils développèrent quelques maladies,
Affirmant que celles-ci étaient pour les indigents,
Et non pas pour ceux qui avaient de l’argent.

L’étroitesse de leur savoir
En firent des repoussoirs.


186 – Ma vocalise c’est / François

Suis-je un âne ou un mulet ?
À la question ainsi formulée,
Je réponds que je suis un âne,
Intelligent, adoré par bien de gens.

C’est fou comme les enfants m’aiment,
Tout près de moi, ils s’amènent.
Je les laisse s’approcher à leur guise,
Ils me caressent et je vocalise.

Dans un iii han, en do majeur.
Parfois, je les remercie de bon cœur,
Ils sont là tous ces petits êtres,
Quand je passe ma tête à la fenêtre.

Je suis content d’avoir ces petits amis.
Et je les remercie en poussant mon cri,
III han,
III han.


183 – Miss Tic et ses pochoirs / François


J’ai bien connu Miss-tic, jadis,
Elle sortait dans la nuit profonde,
Avec ses pochoirs et sa bombe.
Pour peindre des dessins poétiques.


Au début, elle a eu des ennuis,
Mais sur la Butte-Aux-Cailles elle fut appréciée,
Ses œuvres sur les murs étaient réclamées avec envie.
C’était la poétesse de rue de grande notoriété.


La femme y était représentée,
Avec sa chevelure noire et rouge,
Défendant la cause féminine avec volonté.
Et son émancipation pour que tout bouge.


La critique sociale elle pratiquait. Cynique
Elle parlait des jeux de l’amour,
Le Calembour s’inscrivait dans sa pratique.


Très forte est l’œuvre que nous a laissée Miss-tic
Elle demeure dans tous nos souvenirs.
Dans le fond d’art de la ville de Paris,
Et au Victoria Albert Muséum aussi.


Effectivement, elle est partie pour rester.
En disant,
Je ne veux pas laisser de traces et ne fais que passer.
Maintenant,
On peut voir, sur ses pochoirs.
L’émergence d’un street-art qu’il ne faut pas laisser choir.

183 – Son cheval s’est enfui / François


Il avançait sous son chapeau,
Triste, touché par le chagrin, le cœur gros,
Il avait un lien charnel avec son cheval,
Lequel s’est enfui, ce n’était pas banal.

Il s’adressa alors à des chasseurs,
Du chaouvre, ils dégustaient
En buvant du champagne de bon cœur,
Un peu chavirés, ils ne voulaient pas être dérangés.

La démarche qui chaloupe, en deux mots
L’un lui dit tout haut esprit chafouin
Il est allé ailleurs manger du foin,
En faisant griller sa viande au chalumeau.

182 – Salvador Dali, un génie / François –

Le Grand Salvador Dali,
Du haut de ses moustaches rocambolesques,
Avec ses pinceaux, il décrivait la folie.
Dans toute son œuvre picaresque,
En faisant de lui un génie.

Il a su dépasser le mouvement,
Révolutionnaire du surréalisme,
En pratiquant l’outrance posément.
Avec du réel et une vision rarissime.

Chez lui, tout relève d’une énigme,
Qui peut dépasser le personnage qu’il est,
Le fou c’est l’autre, il en voit les signes.
Ainsi, sa paranoïa est affirmée.

Ici, comme dans toutes ses œuvres,
Il a la maîtrise de la perfection onirique,
Avec des visions déformées toutes neuves,
Son pinceau est guidé par une étonnante technique.

Dans ses peintures ses fantasmes ont trouvé place,
Qui ne demande qu’à vos yeux de trouver grâce.

181 – La buveuse d’absinthe/ François –

Elle connaît une grande solitude,
Bercé par la mélancolie,
Qui révèle son attitude,
Perdue dans ses rêveries.

C’est la buveuse d’Absinthe,
D’armoise amère ou l’herbe au vert*,
Qui a su la rendre si éteinte,
Égaré dans son triste univers.

Elle est là, devant son verre,
Absente du monde réel,
Perdue dans ses mystères.
Dans son imaginaire artificiel.