188 – La réclame – François

Il vous fallait un aspirateur,
Ou un lion dans votre moteur
Sans oublier le réfrigérateur,
Un rasoir avec un moteur,
Et de quoi vous savonner de bon cœur.

C’était le temps de la réclame,
Même si le mot a vieilli,
Aujourd’hui c’est la publicité que l’on clame,
L’idée est de vanter un produit.

Elle était déjà là pour vous solliciter,
Depuis les moyens de vente on fait leur chemin,
Le but est toujours de vous faire acheter,
Pour que vous réclamiez avec entrain.

Les grandes marques avaient pris leur espace,
Les articles répondaient aux besoins de la maison,
Les nouveautés y trouvaient leur place,
En inspirant le modernisme avec raison.

187 – la famille Gouluchois / François

La famille Gouluchois,
Était portée sur les rillettes
Qu’Ils achetaient en bon bourgeois,
En se refusant d’être à la diète.

Pour eux, tout ce qui était gras était bon.
Le cholestérol et le diabète,
En ce temps-là, était inconnus au bataillon.

Ils avaient tous une fringale de gourmandises.
Et ils firent les pires bêtises.

Ils étaient fiers de leur fils touché par l’embonpoint,
Pour eux, c’était un critère de bien vivre,
Même au chien, ils ne refusaient rien,
Même pas un alcool qui pouvait le rendre ivre.

En bon bourgeois ils faisaient bonne figure,
Pour leur apparente richesse, ils étaient respectés.
A moins que ce soit pour leur opulence qui dure,
Ils tenaient leur rang où ils s’étaient affectés.

Alors qu’ils étaient très bien nourris,
Ils développèrent quelques maladies,
Affirmant que celles-ci étaient pour les indigents,
Et non pas pour ceux qui avaient de l’argent.

L’étroitesse de leur savoir
En firent des repoussoirs.


186 – Ma vocalise c’est / François

Suis-je un âne ou un mulet ?
À la question ainsi formulée,
Je réponds que je suis un âne,
Intelligent, adoré par bien de gens.

C’est fou comme les enfants m’aiment,
Tout près de moi, ils s’amènent.
Je les laisse s’approcher à leur guise,
Ils me caressent et je vocalise.

Dans un iii han, en do majeur.
Parfois, je les remercie de bon cœur,
Ils sont là tous ces petits êtres,
Quand je passe ma tête à la fenêtre.

Je suis content d’avoir ces petits amis.
Et je les remercie en poussant mon cri,
III han,
III han.


183 – Miss Tic et ses pochoirs / François


J’ai bien connu Miss-tic, jadis,
Elle sortait dans la nuit profonde,
Avec ses pochoirs et sa bombe.
Pour peindre des dessins poétiques.


Au début, elle a eu des ennuis,
Mais sur la Butte-Aux-Cailles elle fut appréciée,
Ses œuvres sur les murs étaient réclamées avec envie.
C’était la poétesse de rue de grande notoriété.


La femme y était représentée,
Avec sa chevelure noire et rouge,
Défendant la cause féminine avec volonté.
Et son émancipation pour que tout bouge.


La critique sociale elle pratiquait. Cynique
Elle parlait des jeux de l’amour,
Le Calembour s’inscrivait dans sa pratique.


Très forte est l’œuvre que nous a laissée Miss-tic
Elle demeure dans tous nos souvenirs.
Dans le fond d’art de la ville de Paris,
Et au Victoria Albert Muséum aussi.


Effectivement, elle est partie pour rester.
En disant,
Je ne veux pas laisser de traces et ne fais que passer.
Maintenant,
On peut voir, sur ses pochoirs.
L’émergence d’un street-art qu’il ne faut pas laisser choir.

183 – Son cheval s’est enfui / François


Il avançait sous son chapeau,
Triste, touché par le chagrin, le cœur gros,
Il avait un lien charnel avec son cheval,
Lequel s’est enfui, ce n’était pas banal.

Il s’adressa alors à des chasseurs,
Du chaouvre, ils dégustaient
En buvant du champagne de bon cœur,
Un peu chavirés, ils ne voulaient pas être dérangés.

La démarche qui chaloupe, en deux mots
L’un lui dit tout haut esprit chafouin
Il est allé ailleurs manger du foin,
En faisant griller sa viande au chalumeau.

182 – Salvador Dali, un génie / François –

Le Grand Salvador Dali,
Du haut de ses moustaches rocambolesques,
Avec ses pinceaux, il décrivait la folie.
Dans toute son œuvre picaresque,
En faisant de lui un génie.

Il a su dépasser le mouvement,
Révolutionnaire du surréalisme,
En pratiquant l’outrance posément.
Avec du réel et une vision rarissime.

Chez lui, tout relève d’une énigme,
Qui peut dépasser le personnage qu’il est,
Le fou c’est l’autre, il en voit les signes.
Ainsi, sa paranoïa est affirmée.

Ici, comme dans toutes ses œuvres,
Il a la maîtrise de la perfection onirique,
Avec des visions déformées toutes neuves,
Son pinceau est guidé par une étonnante technique.

Dans ses peintures ses fantasmes ont trouvé place,
Qui ne demande qu’à vos yeux de trouver grâce.

181 – La buveuse d’absinthe/ François –

Elle connaît une grande solitude,
Bercé par la mélancolie,
Qui révèle son attitude,
Perdue dans ses rêveries.

C’est la buveuse d’Absinthe,
D’armoise amère ou l’herbe au vert*,
Qui a su la rendre si éteinte,
Égaré dans son triste univers.

Elle est là, devant son verre,
Absente du monde réel,
Perdue dans ses mystères.
Dans son imaginaire artificiel.

180 – Un cadeau d’anniversaire/ François –

L’hiver vient de partir.
A l’exception de grand-mère,
Deux piétons ont pu se dévêtir,
Sans pour autant que leur tenue soit légère.

Avec son fils, la grand-mère,
Vient d’acheter un cadeau,
Pour fêter l’anniversaire,
Du petit fils Arnaud.

Il est en âge de jouer aux petites autos,
En espérant qu’il appréciera,
L’an dernier il avait eu un château,
Après avoir peu joué, il le délaissa.

Ce n’est pas facile de choisir pour des parents,
Il faut comprendre ce que veut l’enfant

179 – Dans un coin oublié/ François –

Je suis monté dans mon grenier,
Et là, dans un coin oublié,
Recouvert de poussières.
J’ai retrouvé le livre de ma mère.

J’étais à côté d’un carton,
Qui contenait un caneton,
Un bateau en villégiature.
Et de vieilles voitures.

Les ouvrages étaient érodés,
Et surtout bien fatigués.
Peut-être mangés par quelques champignons,
C’étaient de très vieilles éditions.

Sur la tranche, je pouvais lire,
Quelques lettres d’un titre que je ne peux vous dire,
Le temps ayant fait son office,
Peu lisibles, étaient les polices.

Face à ce savoir, je me suis gardé,
D’essayer de le toucher,
Cela m’a fait beaucoup de peine,
Peu protégé, j’ai respecté des règles d’hygiène.

178 – Comment devenir ornithologue/ François –

Un très vieux forgeron,
Qui joue sur son enclume,
Regarde un oiseau au brun ailerons.
Qui frappe de son bec, une grume.
Ils se dit saperlipopette,
Cela ressemble à un Pic-vert,
Le printemps, avec son renouveau, est en fête
Nous voilà sortis de l’hiver.
Quand il vit arriver dans son miroir,
Le gros camion du livreur.
Portant livre, « Devenir ornithologue en un soir ».
Ce qui le fit danser de bonheur.

Des photos d’oiseaux comme des mosaïques
Y étaient reproduites par centaines.
La représentation du sien était stoïque,
Il l’a vite reconnue sans peine.

Alors, profitant d’un jour de pluie,
Il lit l’ouvrage acheté pour deux-pistoles,
Pratiquement jusqu’à la nuit.