Dans un décor gris bleuté,
Une rue s’ouvre sur la ligne d’horizon,
Les ombres portées signent une séparation,
L’ambiance s’impose comme feutrée.
Un éphèbe vraisemblablement,
Y est présent en toute nudité,
La solitude semble être à sa portée,
Sa silhouette est une beauté visiblement.
L’ombre d’un arbre passe par un miroir,
Au pied d’un portemanteau,
Qui vous laisse entrevoir,
Un féminin, très beau chapeau.
Pour l’éphèbe ce couvre-chef,
Est le symbole restant de la féminité,
Pour lequel il n’a pas un regard bref,
Pour la femme au bout de l’ombre portée.
Magnifique, figé devant une table,
Elle le sait qu’elle n’a rien à attendre,
De ce jeune homme rien n’est concevable,
Renfermée, frustrée elle peut comprendre.
Ainsi, Paul Delvaux avec ses œuvres,
S’affirme comme un peintre surréaliste,
Ses sujets sont dans un décor minimaliste,
Où le non-dit fait partie du chef-d’œuvre.
