181 – le jardinier amoureux/ Lothar

Procrastination masculine – carpe diem

Vendredi c’était mal,
Et le treizième jour frappera,
en cascade,
Encore et encore et encore,
Juste avant Petit Gilles.

Oui tout … dire à sa femme,
Sa moitié, encore,
Laver son linge sale et changer de famille,
Il sera temps !

Vous le lui demandiez,
Et vous avez dansé,
Jeune femme.
Déchantée …

Votre amoureux jardinant,
Laissant là ses rosiers,
Pour un sacré plan,
Fort. Il vous l’a fait.
Au Café du Boulevard,
Là.

Quand au milieu de la rue,
Téléphonant presque aphone,
Lui dire … Lui, lui dit :
Allo … Allo …
Sa femme bout ! Au fil.

Las ! Puis sa batterie recoupe
Les prétextes tournesols.
Il pause sur son café
Et sous le verre de vin.

Vous le lui demandiez,
Et vous avez dansé,
Jeune femme.
Déchantée …

Devin, en devinettes,
Peignant fort ses à-plats,
Au travers de la grille,
Au diaphragme soubresaut
De vos yeux carabine.

Alors,
Votre linge promesses,
En douce layette,
Qui séchait au-dehors s’enfonce, puis disparait.

Alors,
Sous votre rouge défait,
Seule à cette table :

Voici la solitude figée à fleur de peau.
Voici le gris linceul revêtant vos regrets.
Voici la douleur, vaine …

Et le cœur en gros plan.

Un commentaire sur « 181 – le jardinier amoureux/ Lothar »

Votre commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *