Les femmes d’autrefois, entre leurs mains habiles
Façonnaient avec soin les récipients d’argile
Qui allaient leur servir pour faire leur tambouille.
On en retrouve encore aujourd’hui dans les fouilles.
Éclats d’un temps lointain qu’on nomme préhistoire
Ces morceaux du passé sont un peu leur mémoire.
J’essaie d’imaginer leur vie si difficile.
Qu’auraient-elles pensé de nos rues, de nos villes,
De nos fours programmables, de nos casseroles
Qui cuisent nos repas à une allure folle ?
Nous vivons plus longtemps, nous croyons vivre mieux
Mais si nous regardions le Monde avec leurs yeux,
Nous verrions que courir sans cesse est inutle !
Le Temps se moque bien de nos courses futiles.
Façonnons chaque jour, sagement, avec soin
Comme disait ma mère : »Doucement va loin ! »

Chère Anne Marie
Quel beau texte, tout en sagesse et en réflexion !
J’ai beaucoup aimé le contraste que tu dessines entre la patience de ces femmes qui façonnaient l’argile et notre ‘allure folle’ moderne.
Ta conclusion est particulièrement touchante :
En citant ta mère 《 Doucement va loin ! 》, tu relies la grande Histoire de la préhistoire à ta propre histoire familiale.
C’est un magnifique rappel que, malgré nos ‘fours programmables’, l’essentiel reste dans le soin et la sagesse du geste quotidien.
Merci pour cette leçon de vie qui nous invite à ralentir et à regarder le monde avec plus de sérénité !
Bien amicalement, Marie Sylvie
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Il y a beaucoup de vérité et de sagesse dans tes alexandrins, An Maï.
J’ai beaucoup aimé
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et là on remet comme on dit maintenant l' »église au centre du village ». J’aime bien la façon dont tu l’exprimes car c’est tellement vrai. merci du partage avec le sourire
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