175 – Le banc de l’amour- Lothar

C’est un banc, un très vieux banc,
Un banc moussu chargé d’histoire,
Pliant sous le poids de nos mémoires,
Toujours vaillant, qui nous attend.

Ce n’est que du bois, que du vieux bois,
Du bois si triste, seul dans le soir
Qui n’attend que toi, au clair de ma voix
Comme doux refuge en reposoir.

Il porte nos mots en sautoir,
Se balançant au gré du temps,
Et tend à nos rimes un miroir
Que nul autre que nous n’entend.

Et devant lui coule l’espoir
D’où surgiront nos mots aimants,
Posés comme un son de guitare,
Immobile aux ailes du vent.

3 commentaires sur « 175 – Le banc de l’amour- Lothar »

  1. Cher Lothar

    Ton poème est d’une grande élégance.
    J’aime énormément cette image du banc « moussu chargé d’histoire » qui plie sous le poids des mémoires tout en restant vaillant.
    Tu as su transformer cet objet de bois en un véritable instrument de musique :
    Tes mots surgissent « comme un son de guitare » et le banc devient le miroir de vos rimes.
    C’est une vision très lumineuse qui fait du banc non plus un simple témoin passif mais un « doux refuge en reposoir » pour l’amour et l’espoir.

    Merci pour cette mélodie immobile qui nous transporte.
    Bien amicalement, Marie Sylvie

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