175- Le banc solitaire – An Maï

Le banc solitaire


Il est seul, immobile devant son reflet
Il attend le passant qui viendra se poser
Le simple promeneur ou l’amoureux transi,
Le vieillard fatigué par le temps qui s’enfuit…


C’est un vieux banc usé, tristement solitaire
Q’on vienne s’y asseoir, voilà ce qu’il espère,
Mais il ne peut rien faire qu’attendre et attendre…
C’est un vieux banc de bois qui sent son cœur se fendre…


Et son reflet dans l’eau, aussi triste que lui
Ne le console pas de son mortel ennui !
Pas plus que ne le fait le murmure du vent
Qui ne ride que peu le miroir de l’étang.


Or voilà que soudain un joyeux bruit l’enchante
Des cris, des voix d’enfant… C’est la fin de l’attente
Heureux il tend les bras. « Venez ! » Semble-t-il dire.
Tandis que son reflet de joie tremble et s’étire

Un commentaire sur « 175- Le banc solitaire – An Maï »

  1. Le banc du lac aura donc inspiré de bien belles choses, de bien beaux vers.
    An Maï, ton poème se déguste, se savoure. Un véritable plaisir pour les goûteurs de mots.

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