Tout lâcher pour enfin revenir à l’essentiel, elle en rêvait. Abandonner ce rythme de dingue qu’elle avait pour se reconnecter à elle-même, à ses valeurs, à ses envies. Se retrouver seule à son âge, qui plus est à la retraite, c’était maintenant ou jamais. Les paroles d’une femme qu’elle avait connue il y a quelques années, une gitane, lui revenaient en mémoire. Un lendemain d’orage où elle lui avait demandé si la nuit n’avait pas été trop dure, la femme lui avait répondu, « tant que tu n’as pas vécu une nuit d’orage dans une caravane, tu n’as rien vécu ». Cette femme lui avait aussi dit un jour alors qu’elles échangeaient sur leurs modes de vie respectifs qu’elle ne saurait vivre autrement, qu’ils avaient la liberté de changer de ciel quand ils le voulaient, « et tu sais, avoir la possibilité de se réveiller chaque matin sous un ciel différent, ça n’a pas de prix. Je me sentirais prisonnière dans une maison ou un appartement ».
Alors voilà, ça durerait le temps que ça durerait, une semaine, un mois, peut-être plus, mais elle l’avait fait et peu lui importait le bruit des klaxons, elle était heureuse et se sentait enfin libre.
(Précision : je n’ai pas franchi le pas, mais la gitane était une mère d’élève rencontrée il y a une dizaine d’année et ses paroles nous les avons vraiment échangées. La maman d’Avril était une femme formidable)

Quel beau partage, Fredaine !
Ton récit est une parenthèse de sagesse au milieu de ce thème du voyage.
J’ai été très touchée par cet échange que tu as eu avec la maman d’Avril.
C’est un souvenir puissant qui illustre parfaitement cette quête de liberté que nous portons toutes et tous en nous.
Merci d’avoir partagé ce moment si humain.
Bien amicalement, Marie Sylvie
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Cette femme était extraordinaire. Elle ne savait ni lire ni écrire mais avait une culture très étendue et etait d’une grande sagesse. Sa fille Avril, qui n’avait que 8 ans, était elle aussi surprenante.
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lire et écrire ce sont des outils mais pas les véritables apprentissages si l’on se réfère aux femmes préhistoriques ; leur étaient -ils moins grands… Sais pas, elle aurais su utiliser nos outils modernes !
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Je ne résiste pas à partager avec vous une intervention de cette enfant, Avril, au cours d’un atelier philosophie dont le thème était « peut-on avoir tout ce dont on a envie ? » Alors que tous les autres enfants évoquaient, et c’est normal à leur âge, le bonheur que serait une vie où toutes leurs envies seraient satisfaites, elle a clos la discussion en repondant : « mais si on te donne tout ce dont tu as envie, tu n’auras plus envie de rien, ça doit être triste la vie quand tu n’as plus envie de rien »…
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très bonne réaction de cette petite fille elle a vraiment tout compris.
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C’est bouleversant de vérité !
On cherche souvent la plénitude dans l’accumulation alors qu’Avril nous rappelle avec ses mots d’enfant que c’est le manque qui crée le mouvement.
Bien amicalement, Marie Sylvie
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Bonjour
J’aime beaucoup les histoires de vécu ! Ca sonne juste et c’est émouvant !
Puis je avoir l’adresse de ton blog car tu n’es pas connectée je pense donc je ne peux pas aller voir ton blog
Merci
le mien
https://ecrisdelle.blogspot.com/
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« Tout lâcher pour enfin revenir à l’essentiel… » Beaucoup en rêvent, combien le font ?
Belle expérience humaine que cette rencontre avec Avril
Bises
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