177 – Sur les routes – J.Libert

Cet insolite équipage chemine , à son rythme, sur les routes du bord de mer.
C’est l’été, un ciel tout bleu se confond avec une mer tranquille sur laquelle souffle un léger vent iodé.
Le soleil brille dans un azur purifié, ne ménage pas sa chaleur et met en valeur les deux roulottes hardiment colorées, montées, chacune, sur leurs quatre roues. Des chevaux à la robe dorée, solidement harnachés pour entraîner un attelage nomade, sillonnent, pas à pas, les routes de campagne ou les artères
qui longent la côte.
Sylvio, assis à l’avant de la première roulotte, tient les rênes de main de maître et donne le tempo tandis
que sa sœur Anita ouvre la marche, s’émerveille de ce nouveau paysage. A quelques pas, Ficelle, leur chien noir, compagnon de tous les instants, jappe de plaisir de se dégourdir les pattes.
Derrière ce lent défilé ensoleillé, bariolé, les véhicules forment une longue file à la queue leu leu, patiente et amusée.
Depuis plusieurs années, maintenant, quand vient l’été, le frère et la sœur partent à l’aventure, sur les chemins de France. Tel l’escargot, ils emportent leur maison sur leur dos, s’arrêtent quand ils le souhaitent. Généralement bien accueillis par les mairies, les habitants, les touristes, ils s’efforcent de les distraire avec des tours de magie, du mime, du contorsionnisme. Leur but premier reste cependant la découverte des plus beaux paysages, sans attache et sans chaîne. Encore très jeunes, ils se proposent de
partir à l’étranger pour un prochain périple.

3 commentaires sur « 177 – Sur les routes – J.Libert »

  1. Quel récit enchanteur, Jacqueline !
    Tu as réussi à donner vie à cet équipage avec énormément de tendresse et de précision.
    On s’y croirait presque :
    La chaleur du soleil, la mer
    et cette petite troupe composée de Sylvio, Anita et Ficelle…
    C’est une lecture très immersive et lumineuse.
    Bravo pour cette belle écriture !
    Bien amicalement, Marie Sylvie

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  2. Une vie de bohème qui fait peut-être rêver beaucoup de monde ! Mais combien comme tes deux oiseaux libres, oseraient se lancer dans une telle aventure ?
    Ton joli récit me donne envie de partir, partir…
    Bises

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