Mademoiselle Line
Encore bon pied bon oeil
A faire elle-même ses courses
Ne laisse à nul son porte-monnaie
Et la caissière
A intérêt à être bien aimable
Et la clientèle, derrière, point râleuse… !!
Fauchon en vue, ce jour, point fauchée,
Epicerie fine et chocolats
A se faire à soi-même
C’est qu’elle s’aime, mademoiselle Line…
Même si elle n’est pas un cadeau
En boutique ;
Comme le murmure sa nièce, son héritière,
Qu’elle fait marcher à la baguette
Dans les rues parisiennes !
Et puis arrêt chez mademoiselle Galurin
Et sieur Brodequin !
A presque cent ans
La « bière » peut attendre ;
C’est champagne au verre
Et la petite robe noire, à la Coco !
Mademoiselle Line
Roule en taxi, du Renault…
Je t’offre le salon de thé, ma p’tite Thérèse
Naturellement, c’est toi qui régales… !
Naturellement tante Line, naturellement…
