Dans une chaumière sombre, Cendrillon, chétive et bien en peine, cherchait à chasser son chagrin parmi les cendres chaudes. Elle chérissait l’idée d’un amour charnel et chaleureux, loin de sa marâtre chafouine, qui la chargeait chaque jour de tâches et de travaux.
Un soir de charme, alors qu’elle ne portait qu’un chapeau troué et des haillons, une charmante fée surgit, chargée d’un étrange attirail. Point de baguette magique ; un simple chalumeau , elle chauffa, changea et charpenta bois et fer pour façonner une chaloupe chatoyante.
Le départ fut un vrai chahut. Un chasseur sur la rive crut à une chimère, tandis qu’un cheval égaré restait figé, comme changé en statue. Sur le fleuve, le courant chargeait la barque de remous : elle faillit chavirer, mais Cendrillon s’accrocha, choisit son cap, et continua.
Enfin, elle atteignit le château, dont les jardins chargés de charme scintillaient. Les fontaines chantaient sous la lune, comme un champagne en cascade.
Dans la grande salle, le Prince Charmant l’attendait. Pas de festin chargé : simplement un chaource, au parfum champêtre, qu’ils partagèrent avec chaleur. Ils dansèrent, échangèrent des chants et des chuchotements, emportés par une douce chimie.
Mais à l’approche du dernier carillon, Cendrillon chancela : le temps la chassait déjà. Elle s’enfuit, laissant derrière elle le charme de sa présence.

Partager un chaource c’est déjà du bonheur
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