Le secret des bols/Ecridelle

Le secret des bols

Il était une fois 4 bols de couleur.
En semaine on trempait dans chacun, tartine de beurre et banania miam miam !
Chacun avait sa couleur ;
Le jaune pour Patricia, le mauve pour Florence,
le vert pour Nadège, le Marron pour Chantal.

Il était une fois 4 bols de couleur qui attendait ces demoiselles.
Pendant ce temps, ils discutaillaient entre eux.
__ Le jaune à Patricia disait au bol de Chantal que sa couleur marron était merdique !
__ Le bol marron de Chantal répliquait que son teint de bol avait la couleur de la jaunisse !
__ Le bol vert de Nadège, toujours à viré au vert faisait la tête, jalousant la couleur du bol mauve de Florence qui elle, se la pétait toujours, en version de ses personnalités multiples.

Ce beau monde de bols s’enflammait ainsi la semaine mais le dimanche c’était une autre histoire;
Le dimanche c’était croissant, pain aux chocolat,
brioche et pain aux raisins.

Ce jour là c’était les petites réflexions des viennoiseries !
La brioche disait au pain de raisins,
__ Mais tu as vu comme tu es pourri avec tes taches de moisi !
Le pain aux raisins lui répondait;
__Et toi alors !! Tu es gonflé comme une baudruche avec tes kg en trop !
Et le pain au chocolat de dire au croissant;
Mais tu as vu ta drôle de forme, on dirait que tu vas te mordre la tête et la queue en même temps !
Et le croissant de répondre au pain au chocolat;
__ Non mais dis donc, est que je te demande pourquoi tu as de la crotte aux fessex moi ?
Ainsi se passait les petits dejs à la maison des 5 filles de la famille !
Vous devez vous dire ah mais alors pourquoi que 4 bols si elles sont 5 filles ?
Tout simplement car c’est moi l’ainée qui préparait les ptis dejs pour mes 4 petites sœurs, me levant toujours en même temps que Maman pour l’aider et je déjeunais bien avant mes sœurs…

Seuls les instruments métalliques se taisaient se suffisant à eux mêmes de leur musique !

Quatre bols et le pain – Marie Sylvie

Sur la table aux carreaux sages

Quatre bols attendent leur passage.

Chacun une couleur

Chacun une humeur

Comme les notes d’un matin en douceur.

Le jaune pour la joie, éclat sans détour

Le rose pour la bonne humeur, tendre velours.

Le vert clair pour la clarté, limpide et vive

Et l’orange … pour la force qui ravive.

Ils ne sont pas que vaisselle ou décor

Ils sont l’ *instrument d’un pacte d’aurore.

Un appel discret de se nourrir de lumière

À faire du pain un repère, une prière.

Le pain repose, modeste mais ferme

Tel un rappel que le jour se confirme.

Et derrière, le chien blanc presque effacé

Veille sur ce rite, ce monde apaisé.

Le petit déjeuner devient philosophie 

Un art de vivre, une douce liturgie.

Chaque bol une offrande, 

Chaque geste un lien

Entre le corps, le cœur … et le pain.

L’instant PD, p’tit déj ! Jill Bill

L’instant PD, p’tit déj ! Jill Bill

Un, deux, trois, quatre

Comme tous les matins

Un, deux, trois, quatre

Le même refrain ;

Les quadruplés n’y coupent pas !

Y a bon Banania, à la paille,

Et le choco bonne maman…

Ils marchent à la baguette

A l’ancienne,

Le coq des céréales ne chante pas, ici !!!

Et dans le même instrument, enfin, bol,

A petits pois, sans ras l’bol, jamais !

Us et coutumes de la maison

Gardée par Frolic

L’inspecteur du p’tit déj

Mais, qui se tient à carreau

Chacun sa gamelle, hein le chien !!

Pffff, moi z’aussi

J’irais bien à l’école avec la « moustache »……