183 – À l’ouest du fleuve du Mississippi/ Cathy

Chacun son épreuve
Horrible, soit-elle
Amour piégé
Gagne toujours à être vécu.
Rature dans la vie
Insurmontable pour certains.
Ne veut pas dire qu’elle ne nous apporte rien.


À suivre..


Chacun son épreuve
Horrible, soit-elle
Amour et tagliatelle
Rabote avec une truelle
Nuage de sang sur la rive
Effervescence de sérénité à point.
La mort ne veut pas dire qu’elle ne nous apporte rien.


À suivre..


Chacun son épreuve
Habile, soit-elle
Auteur de l’acte, épinglé dans un bordel
Prit au piège dans un duel de cow-boy criminel
Envolée de chapeau accidentel
A la vie à la mort !
Une révérence, ne veut pas dire qu’elle ne nous apporte rien.


À suivre..


Chacun son épreuve
Honorifique, soit-elle
A la hauteur d’un orgueil faquin
Fier d’être vu comme un chafouin
Ouvre son franc-parler avec dédain
Un doute subsiste, ne serait-il pas un dandin ?
Idiot dans l’âme, mère nature lui infligea la qualité du *grain
Nulle flatterie ne veut pas dire qu’elle ne nous apporte rien.
*note d’humour grain dans la tête

À suivre..


Chacun son épreuve
Hennissement, soit-elle
Aplomb de mâle
Se mit à pavoiser en montant à cheval
Sept furieux chasseurs de primes immorales
Et le calme est rompu tant la tempête est crucial.
Un coup porté au flan, et voilà notre meurtrier parti dans un galop soudain
Rugissement et fuite, ne veut pas dire qu’elle ne nous apporte rien.


À suivre..

Chacun son épreuve
Haletant, soit-elle
Auprès de truands prêts à en découdre dans un saloon sordide
Opulence des saveurs fétide
Un repas gastronomique des plus comiques
Réjouissance festive allergique
Chaource gratiné aux champignons, pustule, vomissement, colite
Et le tout accompagné d’un malaise, qui ne veut pas dire qui ne nous apporte rien.


À suivre..


Chacun son épreuve
Haaaaaaa ! Soit-elle
Assurément, on le pense mort, mais ce n’est pas le cas.
Les chasseurs de primes se tiennent prêt à l’action fatale
Un pas et c’est la cata
Mais c’était sans compter d’un réflexe matinal
Et la poursuite se poursuit au son de l’harmonica.
Attrape un chalumeau à la volée et enflamme son cigare dans le bousin
Un saloon en feu, ne veut pas dire qui ne nous apporte rien.


À suivre..


Chacun son épreuve
Habile, soit-elle
Accalmie d’un refuge en mer avec l’un de ses pisteurs féroce
Vogue vogue sur les flots, bateau à vapeur *chippewa
Indispensable course-poursuite dans la cale qui grince
Rebelote, une bourde, tout chavire et adieu le pisteur et les caisses de kawa.
Empoté ou habile de sa gaucherie, ne veut pas dire qu’elle ne nous apporte rien.
* Bateau à vapeur de marchandise à l’époque du far-west

À suivre..


Chacun son épreuve
Heurt douloureux, soit-elle
Autour d’une bousculade générale
L’embarcation de la chaloupe est primordiale
Obnubilé par leur survie primale.
Uppercut au visage de notre hors-la-loi d’un fuyard pâle
Projeté dans la chaloupe qui part en mer en diagonale
Eh ! Un coup-de-poing bien placé, ne veut pas dire qui ne nous apporte rien.


À suivre..


Chacun son épreuve

Heureux ou mortelle soit-elle
Au petit matin un réveil des plus charmants
Meurtrier en compagnie d’une belle brune et d’une caisse de champagne
Passionnément amoureux, fait le paon
Azur et tendre moment en bulles, c’était le plan
Gémissement et visage tordu, c’est déroutant
Noix vomique*, strychnine approprié, c’est fulgurant
Et la patience de la faucheuse est récompensée, ce qui veut dire que la vie ne lui apportera plus rien.
*arbre le vomiquier qui produit de la strychnine qui est un poison violent

.

183 – Dictons de chatons /Vegas sur Sarthe

Chercher le chas de l’aiguille dans une meule de chafouin peut rendre fourbe


Il n’est si petit chagrin de sable qu’on ne puisse observer à la chaloupe à moins
qu’elle ne chavire victime d’un grain


Un chasseur peut-il chasser sans son chafrère au risque de briser un lien
charnel ?


Il ne faut pas vendre le chapeau du chaource avant de l’avoir chassé


Mozart disait que le chalumeau c’est du pipeau quand Paul Bocuse disait que le
chalumeau c’est du flageolet


Et pour finir sur une touche festive :
Le champagne c’est chacrémant bon (avec modération)

183 -ma pauvre Anne-Sophie / Jill Bill

Ah chapeau, vraiment
Il ne te donne que du chagrin
Un maigre plaisir charnel à t’entendre
Ce type est un chafouin
Un chasseur de bas de laine
Qui chavire les coeurs
Avec paroles et champagne
Et du chaource, ô quel luxe !!
Prépare la chaloupe, quitte ce navire
Brûlant comme un chalumeau
Ca sent le roussi ma fille… !

Tu n’as pas misé sur le bon cheval
L’âne dans cette histoire, c’est qui…….

sujet 183 – Coté Écrivains


Ma pauvre Marie Sophie / Jill Bill
Dictons de chatons / Vegas sur Sarthe
A l’Ouest du fleuve Mississipi / Cathy
Charles / An Maï
Chuchotis campagnard / Marie Sylvie
Tautogramme / La Licorne
Cendrillon / Lilou
Noce en futaie / Jak Pit
Le petit chaperon rouge / J.Libert
Un personnage hors norme / Annick
son cheval s’est enfui / François





sujet 183 – semaine du 18 avril au 25 avril

tautogramme

avec les mots :
chapeau
chagrin
charnel
chafouin
chasseur
chavire
champagne
chaource
chaloupe
chalumeau

et un intrus CHEVAL

précision du mot chafouin trop souvent utilisé en faux sens, c’est le mâle de la fouine veut dire :
sournois, rusé, retors, déloyal  voire fourbe


Pour les textes il est préférable d’avoir le texte en pièce jointe plutôt que le lien. Merci

182 – Voyage Voyage/ Lilou


Le voyage commence au bout d’un doigt,
là où l’horizon se plie comme une montre fatiguée.
Je trace une ligne dans le ciel,
et le ciel saigne une lumière lente,
épaisse comme du miel oublié.


Les nuages fondent sans demander pardon,
ils deviennent des animaux sans nom,
qui traversent mes pensées à pas de sable.
Chaque pas est une illusion,
chaque illusion un pays sans carte.


Je marche sans bouger,
dans une mer suspendue entre deux silences,
où les bateaux sont des souvenirs
et les souvenirs des portes entrouvertes
sur des paysages qui respirent à l’envers.

Le soleil, énorme fruit,
tombe sans tomber dans ma main tremblante.
Je le presse,
et de sa pulpe s’écoule le temps —
doré, irréversible, absurde.


Voyager, c’est oublier son propre contour,
devenir liquide dans un monde solide,
ou solide dans un rêve qui s’effrite.
C’est accepter que la route
n’existe que parce qu’on la rêve.


Alors je ferme les yeux
et je pars plus loin encore —
là où même l’absence a une ombre,
et où le retour
n’a jamais été inventé.

182 – Salvador Dali, un génie / François –

Le Grand Salvador Dali,
Du haut de ses moustaches rocambolesques,
Avec ses pinceaux, il décrivait la folie.
Dans toute son œuvre picaresque,
En faisant de lui un génie.

Il a su dépasser le mouvement,
Révolutionnaire du surréalisme,
En pratiquant l’outrance posément.
Avec du réel et une vision rarissime.

Chez lui, tout relève d’une énigme,
Qui peut dépasser le personnage qu’il est,
Le fou c’est l’autre, il en voit les signes.
Ainsi, sa paranoïa est affirmée.

Ici, comme dans toutes ses œuvres,
Il a la maîtrise de la perfection onirique,
Avec des visions déformées toutes neuves,
Son pinceau est guidé par une étonnante technique.

Dans ses peintures ses fantasmes ont trouvé place,
Qui ne demande qu’à vos yeux de trouver grâce.

182 – Le peintre- An Maï

Du bout de son pinceau, sur la toile il voyage
En créant chaque fois un nouveau paysage.
Voici un coin de ciel entre le bleu et l’or
Et l’océan profond pour planter le décor…


Presque sur l’horizon, il a peint un oiseau
Puis pour mieux réfléchir a posé son pinceau.
Il aurait pu placer au milieu de sa toile
Un bateau rouge et vert avec sa blanche voile,


Mais il a préféré un soleil jaune pâle
Dont le reflet sur l’eau tranquillement s’étale.
L’oiseau à l’horizon, continue à voler
Sur la grise nuée qu’il vient de dessiner


En deux tableaux Dali a planté le décor
Entre un coin de ciel bleu et un grand soleil d’or.
Le peintre voyageur avec lui nous emporte
Et de ses rêves fous il nous ouvre la porte.

182 – S’il te plait /Vegas sur Sarthe

« S’il te plaît»
Désorienté je m’interromps, le pinceau en l’air au risque de voir se ramollir un peu plus les montres de mon œuvre.
A nouveau cette voix derrière moi « S’il te plaît… dessine-moi un mouton ». Le morveux doit avoir dix ans et l’air effronté des mômes de Figueras.
« Laisse-moi petit, tu vois pas qu’je bosse? »
«Qu’est-ce que tu fais ?» insiste-t-il en tournoyant autour de mon chevalet comme un sioux qui aurait déterré sa hache de guerre.
« Ecoute, je termine une œuvre majeure qui s’appellera La persistance de la mémoire »
Le morveux cesse de tournoyer : «Il est bizarre ton désert et puis tes tocantes sont pas à l’heure »
Commence à m’énerver ce gamin : « Je ne suis pas horloger, je suis artiste peintre »
« Et pour mon mouton ? Tu sais pas peindre les animaux ? »
Depuis quand un talentueux artiste peintre doit-il se justifier auprès d’un morveux, fut-il de Catalogne comme moi.
Je réplique : «Bien sûr que si. Je viens de terminer des cygnes se reflétant dans les éléphants »
Le morveux est subjugué : «Et tu l’appelleras comment cette peinture ? »
Je me sens morveux devant ce morveux : «Cygnes se reflétant dans les éléphants »
Le môme prend un air ahuri puis reprend : «Alors tu peux me dessiner une oveja, un mouton c’est fastoche ».
Je sens que je vais devenir chèvre : « Comment tu t’appelles, gamin ? »
« Matisse » dit-il effrontément.
« Comme le peintre ? »
« Quel peintre ? »
Je soupire …
Le môme s’approche de mes montres molles, détaille la signature au bas du tableau :
«C’est ton nom Dali ? »
Je redresse le buste : « En effet. Dali i Domènech mais tout le monde m’appelle
Dali »
« Domènech ? l’entraîneur de football ? »

J’ai replié vivement mon chevalet et rangé mes montres molles dans leur carton
avant que l’envie ne me prenne de lui enfoncer sur la tête.
Un jour je leur prouverai à tous que je suis un génie.
Il y a toujours un moment dans la vie où les gens s’aperçoivent qu’ils m’adorent

182 – Lever de soleil – J.Libert

D’une main ferme et habile, il tient le pinceau.
Le pinceau voyage sur la toile.
Et voilà le soleil sur la mer
Un soleil rond, fort, tout puissant,
Éclatant, aveuglant, brûlant.
Quelques touches encore pour de fines écharpes
De nuages légers, aériens, transparents,
Laiteux ou orageux.

C’est d’abord un ciel de printemps ou d’automne
Jaune, d’un jaune clair
Qui efface l’ombre de la nuit,
Plein d’un espoir tout neuf ou renouvelé,
Encore fragile

L’énorme boule de feu semble émerger,
Naître du ventre de l’océan, à l’horizon,
Puis, s’en sépare, progressivement, complètement.

L’oiseau n’approche pas trop près.
Il en perdrait la vue ou se brûlerait les ailes.
Il volait déjà dans l’air bleu
Bien avant le lever de l’astre du jour,
Minuscule dans cette immensité,
Seule marque visible de vie animale.

Tandis qu’au fond des abysses marins
Glissent et reglissent des poissons colorés
Aux formes insolites,
Aux noms inconnus.