184 – Radhia Aounalla / Jill Bill

Miss-Tic
Vous avez dit Miss-Tic
Reine du pochoir
Sur les murs parisiens…

Oui, elle est partie
Mais pour rester, autrement…
Le temps est-il un crime parfait… !?

L’art et la vie ne font qu’un
Elle en joue, oui
Vivre, c’est de la bombe…

Après tout, un bon artiste
Est un artiste mort.

Miss-Tic
Vous avez dit Miss-Tic
Elle adorait Paris
Et habillait cette ville de son art…

183 – Son cheval s’est enfui / François


Il avançait sous son chapeau,
Triste, touché par le chagrin, le cœur gros,
Il avait un lien charnel avec son cheval,
Lequel s’est enfui, ce n’était pas banal.

Il s’adressa alors à des chasseurs,
Du chaouvre, ils dégustaient
En buvant du champagne de bon cœur,
Un peu chavirés, ils ne voulaient pas être dérangés.

La démarche qui chaloupe, en deux mots
L’un lui dit tout haut esprit chafouin
Il est allé ailleurs manger du foin,
En faisant griller sa viande au chalumeau.

183- Un personnage hors norme / Annick

L’est un Chasseur un peu Chafouin
À la suite de nombreux Chagrins.
Mais pour vraiment Chasser l’ennui,
Il Chaloupe au bal le samedi.

Plaisir Charnel mis de côté,
Le cœur des femmes fait Chavirer.
Seuls leur sourire et la musique
Sont pour lui moments fantastiques.
.
Aime le Champagne et le Chaource,
Et à Cheval faire quelques courses.
Sur la tête il porte un Chapeau
Qu’il a orné de Chalumeaux.

Aime Changer d’look, dev’nir Chelou,
Être Chercheur, porter Chouchou.
S’il est Chtarbé et bien… tant pis !
Là est la vie qu’il a choisie.

183 – Le petit chaperon rouge / J.Libert

Le charmant chaperon rouge, après avoir enfilé sa chemise, ses chaussettes, ses chaussures, s’être coiffée de son chapeau sur son chignon de cheveux châtain, prit le chemin des chênes, derrière le château.
Dans son cabas, elle chargea quelques petites choses : des châtaignes, du chocolat, de la charcuterie, des confitures au chaudron, d’un chaource parfumé et d’un champagne millésimé pour fêter un honorable anniversaire.
En route, elle rencontra le vieux chanoine chauve, charitable mais chafouin qui sortait de la chapelle en chasuble et chantonnait dans un charabia incompréhensible. Elle le vit grimper dans sa charrette. Son cheval et son chat attendaient patiemment qu’il ait terminé ses patenôtres.
Plus loin, une chèvre broutait les chardons. Les chardonnerets envoyaient leur chansonnette dans un air
aux senteurs presque charnelles.
Le petit chaperon rouge avait chaud. Elle s’assit sur la rive d’où elle aperçut le chasseur en grand chagrin prêt à chavirer sur sa chaloupe. Muni d’un chalumeau, de désespoir, il allait mettre le feu à la broussaille environnante. Il venait de tuer, par accident, son meilleur chien de chasse.

183 – Noce en futaie / Jak pit

À la lisière de la forêt, dans un bosquet de charmilles,
le chapeau mis de guingois, façon séductrice,
paraît sous un aspect presque charnel
la fouine à l’esprit facétieux.
Aujourd’hui, c’est un jour sans chagrin :
elle se marie avec un rusé chafouin,
qui depuis de longs mois lui faisait les yeux doux.
Nombreux et bariolés sont les invités :
ils s’enivrent de champagne et de chaource frais,
et, très vite,
Divaguent, chavirent, chaloupent dans la futaie

Sur son cheval blanc, un braconnier‐chasseur rôde dans les parages.
Il est ébahi devant un tel spectacle
et, pris d’un élan artistique soudain,
sort des airs de danse de son chalumeau de roseau
un instrument qui, d’habitude, ne sert qu’à faire fuir les lapins.
Alors toute l’assemblée entre en farandole avec frénésie,
fouine, chafouin, braconnier, invités titubants,
et même deux mulots qui n’étaient pas sur la liste.
Bref : un mariage parfaitement réussi.
Cela va faire du bruit dans Landerneau !

On en parlera encore longtemps…

184 – Cendrillon / Lilou

Dans une chaumière sombre, Cendrillon, chétive et bien en peine, cherchait à chasser son chagrin parmi les cendres chaudes. Elle chérissait l’idée d’un amour charnel et chaleureux, loin de sa marâtre chafouine, qui la chargeait chaque jour de tâches et de travaux.


Un soir de charme, alors qu’elle ne portait qu’un chapeau troué et des haillons, une charmante fée surgit, chargée d’un étrange attirail. Point de baguette magique ; un simple chalumeau , elle chauffa, changea et charpenta bois et fer pour façonner une chaloupe chatoyante.


Le départ fut un vrai chahut. Un chasseur sur la rive crut à une chimère, tandis qu’un cheval égaré restait figé, comme changé en statue. Sur le fleuve, le courant chargeait la barque de remous : elle faillit chavirer, mais Cendrillon s’accrocha, choisit son cap, et continua.


Enfin, elle atteignit le château, dont les jardins chargés de charme scintillaient. Les fontaines chantaient sous la lune, comme un champagne en cascade.
Dans la grande salle, le Prince Charmant l’attendait. Pas de festin chargé : simplement un chaource, au parfum champêtre, qu’ils partagèrent avec chaleur. Ils dansèrent, échangèrent des chants et des chuchotements, emportés par une douce chimie.


Mais à l’approche du dernier carillon, Cendrillon chancela : le temps la chassait déjà. Elle s’enfuit, laissant derrière elle le charme de sa présence.


183 – tautogramme /La Licorne

Après deux mois de passion charnelle et intense, Charles-Edouard l’avait quittée sans une explication.

Elle était allée au restaurant qu’ils avaient l’habitude de fréquenter. A l’heure habituelle. Elle avait commandé deux flûtes de champagne, deux steaks de cheval avec une sauce aux champignons, un peu de chaource et deux crèmes brûlées (au chalumeau). Leur menu préféré.

Puis elle avait attendu. Longtemps.

Elle avait fini par tout manger, seule.

La colère lui donnait de l’appétit.

Comment son coeur avait-il pu battre aussi fort pour ce chasseur au chapeau vert ? Comment avait-elle pu se laisser berner par ce grand gaillard au regard aussi charmeur que chafouin ? Comment avait-elle pu être aussi naïve ?

Elle aurait dû se douter que cette histoire allait très vite chavirer…et qu’elle se retrouverait à sauter dans la première chaloupe, avec son chagrin et son amertume pour seule compagnie. Elle aurait dû, oui.

Mais voilà, à chaque fois, elle y croyait. A chaque fois, elle pensait que ce serait différent…A chaque fois, elle se rejouait cette scène où une femme et un homme se jetaient dans les bras l’un de l’autre…chabadabada, chabadabada…

Il n’y a que dans les films que les histoires d’amour finissent bien.

 » Garçon, un café, s’il vous plaît ! »

Machinalement, elle avait ouvert le journal à la page des petites annonces.

« Veuf, charmant, possédant un chalet à Chamonix, cherche âme sœur pour partager des moments chaleureux, et plus…si affinité ».

Tiens, il y a de nouvelles propositions.

Voyons voir…

183 – Charles / An Maï

Chapeau Charles !
Chafouin charmeur charmant
Chasseur de cœur chanceux
Charnel séducteur chic
Chapardeur d’amour
Chanteur de sérénades
Chabada bada !
Chalumeau chauffé, vite tu l’éteins
Chaloupe pour fuir ? Non
Cheval plutôt ! Pour un cavaleur, normal !
Chagrin pour Charlotte !
Chamboulé, chiffonné,
Chavire son cœur
Champagne trop frais
Charlotte aux fraises
Chaource chipoté…
Chalut, charlot. Hic !
Cheers et ciao
Chapitre clos !