191 – Après mures réflexions – Jakpit

Bien assise dans mon fauteuil moelleux, je fais face à mon ordinateur comme une héroïne face à son destin.

Aujourd’hui, je pinaille, je ratiocine, je calcule, je peste…

Impossible de pondre un tableau. où je serais magistralement assise, le regard questionneur, les mains jointes :
Un simple tableau.

Je pourrais demander de l’aide à l’IA…
Mais non.
Fierté mal placée, orgueil ancestral,
Je veux y arriver seule,
Alors j’ouvre
Paint.NET.
Puis Gimp.
Puis Inskape.
Puis Photoshop.
Puis Photofiltre.
Puis… ma patience se désinstalle toute seule.
Toujours pas de Joconde à mon image.
À croire que même Léonard aurait tout laissé tomber en voyant ma souris trembler.
Pendant ce temps, mon ordinateur consomme de l’énergie, et émet du CO2 à chaque soupir que je pousse.

On dirait qu’on réchauffe la planète à deux, lui et moi, en parfaite complicité.
Je suis désabusée, dégoûtée, désespérée…

Ah… être au temps des Aurignaciens de la Grotte Chauvet ! Eux, au moins, pas de logiciels, pas de mises à jour, pas de “Erreur 404 : inspiration introuvable”.
Juste des mains, du charbon, et une envie furieuse de dessiner des lions qui n’existent plus.
Mais soudain je réfléchis.
S’ils maîtrisaient si bien la combustion du bois… N’est‐ce pas eux, finalement, qui ont lancé le premier barbecue planétaire, et ouvert la voie au réchauffement climatique ?
Il n’y a pas de fumée sans feu !
On accuse nos ordinateurs, mais peut‐être que tout a commencé avec un Aurignacien qui a soufflé un peu trop fort sur la braise.

191 – Témoignage ancestral – Aquarella

A la recherche du pouvoir
Les hommes ont brisé des barrières
Puis élargi leurs territoires
Dans le sang et dans la poussière

De l’est à l’ouest, du sud au nord
Et en traversant l’équateur,
En quête de nouveaux trésors,
Grands explorateurs, ou voleurs…

Dans les conditions les plus rudes
Ont parcouru toutes les mers, …
Sur de multiples latitudes
Ils ont fait le tour de la terre

Mais, sur ma carte universelle
Pas besoin de point cardinal
Ni de plans tracés à l’échelle
Pour conquérir le monde astral

Car je voyage en liberté
Quand je regarde les étoiles
Attirée par la voie lactée
Et l’immensité sidérale

Mon âme plane dans l’éther
Et se laisse parfois porter
Sur les ailes de la lumière
Espérant mon cœur éclairer

Les seuls changements opérés
Se font en douceur et respect
D’un mental un peu plus léger
Baignant dans la joie et la paix

Et chaque fois que je reviens,
Mon esprit rempli d’énergie,
Je vais arpenter les chemins
Harmonieux de la poésie

191 – Un bond en arrière – Jill Bill

Si t’avais connu
L’homme de Chauvet…

C’était au temps où
Bruxelles brusselait…… !?

Oh bien bien loin de là mon ami
Au coeur de la préhistoire
Grotte pour logis
Et le dessin pour décor
Une mine d’or que l’art paléolithique,
Un musée sous-terrain
Au patrimoine mondial de l’Unesco !!

Chauvet et nos ancêtres artistes
Les animaux y sont rois
Point de Joconde et compagnie !
La préhistoire et son histoire
Gravée sur parois rocheuses
Preuves « vivantes »
De ce que fut leur quotidien
Chasseurs dans l’âme…

J’imagine ce qui cuisait dans la « marmite » ;
Viande d’auroch, de rhinocéros, de cervidé,
A se partager avec les lionnes……

Eh oui la loi du plus fort
Pour vivre, survivre !
2026, on se plaint de tout
No comment !

sujet 191 – Coté Écrivains

Un bond en arrière – Jill Bill
Témoignage ancestral – Aquarella
Le cri de la grotte – Marie Sylvie
Après mures réflexions – Jakpit
La petite fille des temps anciens – An Maï
La Préhistoire, toute une histoire !  Lothar
de très lointains ancêtres – J.Libert
Nuit de galère au Paléolithique -Lilou
La grotte Chauvet – Laura
La grotte Chauvet – François
L’art préhistorique – Annick







190 – Cap au grand large / Lilou

Une latitude oubliée sur un vieux planisphère,
Trois éclats d’énergie au fond d’une théière,
Un désir farouche de tout voyager,
Deux boussoles affolées qui ne savent plus chasser,
Un grand vent de changement qui décoiffe les idées,
Une étoile filante attrapée au filet,
Quatre points cardinaux qui se courent après,
Une immense liberté qui refuse d’être encagée,
Un équateur de soie pour ceindre la terre,
Des terres inconnues qu’il reste à conquérir, Un sourire secret en guise de trésor,

Et un raton laveur qui regarde le nord.


190 – Le navigateur – François

Calculer sa latitude,
Par rapport aux étoiles,
Calculer sa longitude,
Pour positionner sa voile,
C’est naviguer en toute sûreté
En rendant possible le changement,
Et ce, en toute liberté.

C’est un cardinal mouvement,
Qui libère tant d’énergie,
Vers des espaces à conquérir,
En dehors de toutes léthargie.

Voyager devient un trésor en devenir,
Peut-être avez-vous passé l’Équateur,
Si oui, c’est un baptême pour vous, navigateur.

190 – Désespoir d’opprimé – Ecridelle

Il avait cessé de regarder les cartes depuis longtemps.
La latitude ne lui disait plus rien, pas plus que les points cardinaux qu’on lui avait appris à suivre.
Tout ça appartenait à un monde qu’il avait quitté sans se retourner.
La nuit, seule une étoile persistait. Il ne savait même pas si elle existait vraiment ou si son esprit l’avait inventée pour ne pas sombrer. Mais c’était suffisant pour continuer à voyager, avancer, fuir peut-être.
L’énergie qui le portait n’avait plus rien de lumineux. C’était une tension sourde, presque violente, qui grondait sous sa peau. Quelque chose qu’il ne contrôlait plus. Il avait cru pouvoir conquérir sa vie, la plier à ses choix, mais il s’était trompé. On ne conquiert rien. On survit, au mieux.
Il avait traversé l’équateur comme on franchit une ligne invisible, en espérant que tout changerait de l’autre côté. Mais rien n’avait changé. Ou plutôt, si : lui.
Le trésor qu’il cherchait n’existait pas.
Ou pire… il existait, et il savait maintenant qu’il n’y aurait jamais accès.
Alors il continua d’avancer, sans direction, sans liberté réelle,
avec pour seule certitude ce changement silencieux qui l’éloignait
chaque jour un peu plus de ce qu’il avait été.
Ainsi vit il toujours dans ce peuple opprimé, et l’espoir s’est envolé,
il a baissé les bras, il n’en peut plus de se battre contre des moulins à vent.

190 – La vie des mots / Annick

Les mots sont tendres ou anodins,
Ils sont douceur ou baratin.
Les mots se cachent et font courir,
Il faut alors les conquérir.
.
Parfois épris de liberté,
Donnent le frisson, font voyager,
De longitude en latitude
Et de l’équateur jusqu’au sud.
.
Les mots entourent, nous impressionnent,
Ils viennent de loin, en nous résonnent.
Parfois s’envolent ou se renversent,
Ou bien s’inscrivent et nous transpercent.
.
Sont inestimables trésor,
Mettent des étoiles aux yeux, pléthore.
Point cardinal d’un écrivain,
Ne se dévoilent jamais en vain.
.
Offrent changement, donnent énergie,
Ils sont alors vraie thérapie.
Soignent le cœur, ouvrent la vie,
Ils sont l’En~Vie, ils sont la Vie !

190 – Le pélerinage – Marie Sylvie

Il marcha longtemps sans savoir vraiment où il allait.
La ●latitude importait peu :
Ce n’était pas une question de géographie
Mais de cœur qui s’ajuste.

Au-dessus de lui une ●étoile veillait.
Pas une étoile brillante
Non
Une étoile discrète
Patiente
Celle qui n’éclaire que ceux qui acceptent de lever les yeux.

Il avait décidé de ●voyager
Non pour accumuler des paysages
Mais pour apprendre à écouter ce qui
En lui
Demandait la ●liberté.

Chaque pas lui donnait une ●énergie nouvelle
Comme si la terre elle-même lui soufflait :
《 Continue. Tu es sur ton axe. 》

Il découvrit alors qu’il existe en chacun un point ●cardinal
Un nord intérieur qui ne trompe jamais.
Ce nord-là ne montre pas une direction
Il montre une vérité.

Sur le chemin il trouva un ●trésor.
Pas un objet
Pas une richesse
Mais un battement.
Un souffle.
Une présence.
Un trésor vivant
Qui ne se possède pas
Qui se reçoit.

Il traversa son propre ●équateur
Cette ligne invisible où l’on cesse d’être celui d’hier
Pour devenir celui qui ose.

Il comprit alors qu’il n’y avait rien à ●conquérir
Sinon la paix de marcher à son propre rythme.

Et le ●changement vint
Non comme un orage
Mais comme une lumière qui s’élargit.
Une lumière qui dit simplement :
《 Tu es arrivé.
Tu peux continuer.
Le chemin est en toi. 》