La lecture est un loisir passionnant,
Les livres nous permettent de nous évader,
Nous font voyager, nous font vibrer et développent l’imagination.
C’est une source de plaisir et d’émotion.
J’aime tous les genres de livres,
Les thrillers, les romans historiques, les histoires de vie,
Les autobiographies, les comédies, les drames,
Parfois je ris, parfois j’ai les larmes aux yeux,
Mais à chaque livre je vis une aventure différente.
La lecture est aussi une source de connaissance,
Elle permet d’enrichir son vocabulaire,
De découvrir d’autres cultures, d’autres horizons.
Quand j’ai terminé un livre,
J’en fais profiter mes amis,
Il passe ainsi de main en main,
Et continue à procurer du plaisir à d’autres lecteurs.
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179- Les cartons que la vie n’a pas pu voler / Marie Sylvie
Dans la cave de ma vie
Il y avait des cartons lourds
Trop lourds pour quatre étages sans ascenseur
Trop précieux pour être ouverts à la hâte.
Je les avais déposés là
Comme on dépose un trésor dans un lieu sûr
En me disant :
《 Je les monterai plus tard. 》
Un jour pourtant
On a cambriolé mon appartement comme si quelqu’un savait
Que je n’avais pas encore défait mes cartons
Que ma vie tenait encore dans ces boîtes empilées entre deux murs neufs.
Ils ont pris ce qui était visible
Ce qui pouvait se revendre
Ce qui fait croire que l’on possède quelque chose.
Mais dans la cave il restait mes vrais trésors :
Mes écritures poétiques
Mes cahiers où j’avais rangé ma vie
Mes dessins faits au crayon lorsque je n’avais pas encore de téléphone
pour capturer le monde.
Là étaient mes albums
Mes photographies sans appareil
Mes mémoires écrites à la main
Pour ne pas disparaître.
Alors j’ai compris que les voleurs n’avaient pris que des objets.
Ils n’avaient pas touché à ce qui me tenait debout.
Ils n’avaient pas trouvé les cartons de la cave
Ceux qui battent encore doucement tel un cœur de papier
Car rien n’a vraiment été perdu.
Ce que j’ai écrit
Ce que j’ai rêvé
Ce que j’ai dessiné
Reste vivant dans les plis du temps.
Ils ont volé des choses
Mais ils n’ont pas pu voler ma vie.
Elle était déjà ailleurs :
Dans mes mots
Dans mes cartons intérieurs
Que personne ne pourra jamais ouvrir sans moi.
179 – Mot carton /Jak
C’est le grand chamboulement dans ma vie.
Mes ans ne me permettent plus de rester seule, aussi j’ai pris mes marques dans une jolie résidence senior où j’ai écrit pour retenir une place.
Il faut faire vite car il y a beaucoup de demandes Toutes ces années vécues avec passion ont accumulé beaucoup, beaucoup trop, de choses et d’objets. et il me faut faire mes cartons. Aujourd’hui, j’essaie d’attribuer le contenu de ma bibliothèque qui, il faut l’avouer, est en surcharge. Les étagères doivent souffrir en silence.
Comment répartir ?
Jeter ? Nenni, pas question.
Partager selon les affinités ?
Mais qui, comment ?
Alors je repasse un à un mes livres… et me voici plongée dans de nouvelles lectures.
Je gage que d’ici à ce que j’aie tout vérifié, il en sera passé du temps…
et le délai pour occuper mes nouveaux lieux de vie sera dépassé.
Qu’importe, je resterais, on, verra bien ! Et toujours le réveil bien ancré sur ses pieds me rappellera le temps qui passe
179 – Adieu l’aïeul / Jill Bill
Sur la cheminée
De marbre couleur deuil
Une pile de bouquins, usés,
Un réveil de même,
Cinq escargots, énigmatique…
L’aïeul centenaire est mort
Sa vie ira au carton
A quoi bon
Nul n’en veut, je le déplore…
Demain, on le porte en terre
Lui et le reste, enfin
On ne crachera pas
Sur ses liasses, dignes d’intérêt ;
N’est-ce pas sieur son notaire… !
Et si, dans cette pile enrubannée
Se cachait, un, trésor ;
Lui, si secret…
Nul n’en veut, j’emporte
Bouquins, réveil, escargots !
178- Pique et pêche / Annick
Il n’est pas forgeron dans l’âme,
Lui il ne travaille que le bois.
Saperlipopette quel programme!
Chaque jour, il est aux abois!
Le printemps c’est le renouveau,
Pas b’soin d’miroir, il est tout beau!
Le livreur de graines est passé,
Son ornithologue préféré!
Alors il danse avec sa belle,
Sur une mosaïque de sons!
Et même si la pluie s’en mêle,
Tous deux s’élancent à l’unisson!
Et quand la danse est terminée,
Sur le tronc retourne piquer.
Et pique et pique, plus de contrôle!
En mâle, il retrouve son rôle.
Et chaque jour, il pique et pêche
Graines ou vers dans l’herbe fraîche,
Et tambourine sur les troncs,
Pour dire « Suis là ! C’est ma maison ! »
© Annick 210326
178 – Comment devenir ornithologue/ François –
Un très vieux forgeron,
Qui joue sur son enclume,
Regarde un oiseau au brun ailerons.
Qui frappe de son bec, une grume.
Ils se dit saperlipopette,
Cela ressemble à un Pic-vert,
Le printemps, avec son renouveau, est en fête
Nous voilà sortis de l’hiver.
Quand il vit arriver dans son miroir,
Le gros camion du livreur.
Portant livre, « Devenir ornithologue en un soir ».
Ce qui le fit danser de bonheur.
Des photos d’oiseaux comme des mosaïques
Y étaient reproduites par centaines.
La représentation du sien était stoïque,
Il l’a vite reconnue sans peine.
Alors, profitant d’un jour de pluie,
Il lit l’ouvrage acheté pour deux-pistoles,
Pratiquement jusqu’à la nuit.
178- Ophélie tout simplement / Lilou
Forgeron
Saperlipopette
renouveau
Miroir
Livreur
Ornithologue
Danse
Mosaïque
Pluie
Contrôle
Enfin, la mosaïque était achevée ! Tout était sous contrôle. Dans quelques heures, le livreur viendrait rendre le cadre. Il avait travaillé, Eloi Forgeron ; pas jour et nuit mais presque. Il avait à cœur de terminer cet ouvrage dans les délais. Et pourtant, plusieurs fois il avait bien eu la tentation d’abandonner tellement la tâche lui paraissait lourde, plusieurs fois il avait failli céder à la fatigue mais cela n’aurait pas été digne de lui. Mais il voulait surtout faire plaisir à Ophélie, sa copine d’enfance esthète accomplie. Ils avaient fait toute leur petite scolarité ensemble puis collège et lycée avaient vu divergé les chemins. Ophélie avait dirigé ses pas vers l’hôtellerie et lui était parti vers les Beaux Arts. Entre eux point d’amours d’enfance contrariées, ils avaient grandis ensemble, leurs chemins avaient été un moment parallèles c’est tout. Maintenant c’était bien différent…
Un jour de mars, quand le printemps vient frapper à nos portes et commence à marquer le renouveau de la nature, Ophélie était revenue après plusieurs années d’absence. Cassée par la vie, ayant perdu dans un accident ses deux enfants et son époux, elle avait besoin de se reconstruire enfin si cela était encore possible. Son frère l’avait accueilli à bras ouvert. Un homme particulier que ce Quentin ; il était horticulteur et avait une petite entreprise d’aménagement des espaces verts et naturels. Il avait la passion des oiseaux et voulait en faire son métier mais ornithologue ne nourrit pas toujours son homme alors il s’était tourné vers l’horticulture plus sûre pour vivre. Lui aussi pas vraiment épargné par les soucis, sa femme s’était enfuie le jour même de leur mariage en lui disant qu’il était trop ou pas assez kantiste. Il avait cherché la définition de ce mot, n’avait rien compris, mais comme il n’était pas né de la dernière pluie, il avait décidé de l’oublier ; cependant elle s’était rappelée à son souvenir en lui déposant un petit paquet vagissant sur le pas de sa porte avec un simple mot : débrouille-toi avec ce petit !
Tout l’été, on avait vu Ophélie faire de grandes promenades en compagnie d’une chienne errante qu’elle avait adoptée ; d’ailleurs l’adoption était réciproque. Leurs courses les emmenaient souvent vers le petit château que ses parents lui avaient laissé. Le Castelet comme elle l’appelait était un peu délabré mais elle l’aimait bien. Est-ce dans ces moments là que l’idée germa ou lors des sorties qu’elle fit avec Eloi dans les brocantes ? Probablement. Toujours est-il que maintenant, les travaux de restauration étaient bien avancés et soucieuse de refaire une décoration XIXème, elle avait confié à Eloi la réfection du miroir qu’elle souhaitait placer dans le restaurant qu’elle comptait ouvrir. Elle avait aussi à cœur d’ouvrir, en mémoire de ses petites filles, un cours de danse pour les enfants démunis. Saperlipopette quel courage !
178 – Le bel oiseau – J.Libert
À la dure écorce agrippé
Tel un élagueur chevronné
Tu danses dans les verts feuillages
Sur la mosaïque des ombres
Et tu entames la chanson
Cela quelle que soit la saison.
En un superbe dénicheur
Doublé d’un habile livreur
Tu dévalises de vieux troncs
Contrôles, saperlipopette
Pour y faire place nette.
De ton bec comme un marteau
Tu t’en sers en vrai maestro
Et tapes à un rythme effréné
Sur ton enclume improvisée.
En forgeron du renouveau
Tu fais la pluie et le temps beau.
Et sur le miroir bleu des eaux
ton reflet s’amuse et luit
De l’aube jusqu’à la nuit.
J.Libert
178- L’ornithologue – An Maï
Saperlipopette Georgette arrête de ressasser toujours la même rengaine ! Je ne suis pas forgeron, comme notre père et son père avant lui ! Et alors ? Il faudra bien que tu t’y fasses un jour ! Je suis ornithologue ! Ce n’est pas un drame si je n’ai pas suivi leurs traces ! Enfermé dans la forge à façonner le métal, les joues rougies par les flammes comme eux, jamais ! Je sais, tu trouves que c’est le plus beau métier du monde ! Je sais que papa aurait tellement aimé que je prenne sa suite, comme lui a pris la suite de grand-pa ! Je sais tout ça mais c’était leur choix, pas le mien, point final !
Ils ne pouvaient déroger à la tradition et prendre un autre chemin dis-tu ! Bien sûr que si ! On a toujours
le choix pour peu qu’on le veuille de toutes ses forces !
Non, je ne suis pas une tête de linotte même si les oiseaux sont ma passion ! Non, ma vie ce n’est pas le
miroir aux alouettes dans le reflet duquel je me suis perdu au lieu de garder les pieds sur terre et de
suivre l’exemple de papa, comme tu me le répètes à longueur de journée !
Non, le livreur de cerveau ne s’est pas trompé à ma naissance en me dotant d’une toute petite cervelle de
moineau. !
Crois tu que ce Dieu omnipotent et omniprésent qui gouverne tout de là haut à t’entendre, aurait à ce oint perdu le contrôle de ma misérable existence ? Lui, le grand manitou, Maître du vent et de la pluie, de la morte saison et du renouveau, de la chaleur du soleil et de la danse des étoiles, Lui, le créateur de la mosaïque humaine dans sa merveilleuse diversité, aurait été incapable de diriger mes pas sur la bonne voie ? Non Georgette, si tant est qu’Il existe ainsi que tu me l’assures, il m’a mis à a place où je dois être.
Au chant du marteau sur le fer, je préfère mille fois celui des oiseaux !
178 – Le printemps et la vie / Tarval
Saperlipopette, ça y est, le printemps est là.
C’est la saison du renouveau, la nature se réveille doucement,
Les oiseaux s’en donnent à cœur joie,
On peut entendre le tac-tac des piverts sur les troncs d’arbres,
L’ornithologue est heureux, il repart étudier les espèces,
Le livreur est passé ce matin lui apporter du matériel,
Tout est sous contrôle, même si la pluie s’est invitée à la fête,
Qu’importe, il se regarde une dernière fois dans le miroir,
Puis il sort, traverse le village,
Il entend la danse du marteau sur l’enclume,
Le forgeron est en plein travail,
Il arrive enfin dans les prés avoisinants,
Et admire la mosaïque de couleurs que lui offrent toutes ces fleurs,
Riche de leurs odeurs, il s’avance vers les bois à la rencontre des oiseaux,
Et il savoure ces instants précieux de communion avec la nature.

