188 – Souvenirs / J.Libert

Regardant ces gravures, on jette un œil dans le rétroviseur des années, on prend le chemin en marche arrière et l’on fait la pause entre les années 1948 et 1960, une époque « que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître », celle qui raconte l’histoire d’une société de consommation encore dépourvue de télévision et d’internet. Alors, le moindre support papier se prête à recueillir les publicités du moment.


Il y a quelques décennies, l’usage du stylo bille n’était pas généralisé. Tout bon écolier ne connaissait que la plume et l’encre. Le buvard, cette sorte de papier absorbant, était donc indispensable pour essuyer le trop plein d’encre pour l’empêcher de se diffuser, de s’infiltrer entre les fibres du papier annulant toute la peine que l’on avait eu à former « la belle écriture ».

Et comme le buvard était utilisé par tous, les publicitaires ne tardèrent pas à s’en emparer en imprimant leurs slogans et faire « la réclame » de produits populaires et proches des préoccupations des gens. En dehors de celles présentées ci-contre, à titre d’exemples, on retrouvait pèle mêle : La vache qui rit, la brosse à dents, le chocolat Meunier, l’amidon Rémy, André, le chausseur sachant chausser, la moutarde
Amora, la montre Lip, le critérium, le ruban adhésif : scotch…

De toutes ces publicités et slogans, il ne reste plus qu’un souvenir très estompé recouvert, aujourd’hui,
par une avalanche de pubs télévisées dont certaines ne sont pas toujours du meilleur goût.

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