Lorsque j’étais célibataire,
Égaré dans la capitale,
Elle m’avait dit, ma mère,
« Je te conseille, en bonne provinciale,
D’acheter une petite machine à laver,
Il y a eu une qui est épatante,
Ton porte-monnaie n’en sera pas percé,
Et tu feras des lessives triomphantes ».
Je l’ai achetée, elle était toute bleue,
Mes vêtements étaient correctement lavés.
Mais son bruit dérangeait un peu
Mes voisins, qui en avaient assez.
Qu’importe, elle m’avait rendu service,
Ils n’allaient pas pour autant appeler la police.
Près de trente ans, je l’ai gardée,
En vacances, on l’utilisait,
Une prise électrique nous suffisait.
Un jour, la cuve s’est fêlée,
Et partout où l’eau ne pouvait que couler.
Alors je m’en suis débarrassé.
Mais ma petite Calor, je l’ai bien aimée.
