Il est décontenancé.
Pas étonnant : il vient de décoller de sa chaise…
Il dévisage le monde, mais le monde le dévisage aussi.
Alors, forcément, ils sont à égalité… sauf que lui est assis.
Il paraît dégingandé, légèrement dépareillé, presque démodé.
Mais attention : il n’est pas dépassé !
Il est simplement en avance sur son déclin.
Il a les mains déposées, les jambes décalées,
et le moral quelque part entre déprime et délire.
Il voudrait se lever… mais il délibère.
Il délibère tellement qu’il finit par décliner.
Alors il reste là, déterminé à ne rien déterminer,
à attendre que le temps défile.
Et moi, je le regarde…
Je me demande s’il décline ou s’il décline l’invitation à vieillir.
Bref, il est dé…
Mais pas défait !

Voilà une analyse du personnage fort intéressante !
Et un ton d’écriture qui navigue entre compassion et désolation, avec multiples nuances sur les intentions du peintre.
Belle approche. Bravo, Lilou !
Bisous