200 – Les violons de l’automne – Aquarella

Le vent sifflait dans les branchages
Et les nuages à l’horizon
S’étiraient sur les paysages
Telles des ombres au plafond

Déjà, les violons de l’automne
Jouaient dans les feuilles séchées
La chanson triste et monotone
Des derniers beaux jours de l’été

Mais Thomas n’en avait que faire
Car depuis la fin des vacances
Il pensait à une écolière
Dont il avait fait connaissance

Pauline était vraiment jolie
Aimable et gentille avec lui
Et, s’il aimait sa compagnie,
Ell’ semblait l’apprécier aussi

A chaque fois qu’il la voyait
Il sentait son cœur s’emballer
Alors il se faisait discret
N’osant pas trop la déranger

Un jour, le courage lui vint
Lui proposa, avec espoir,
D’aller pêcher le lendemain
A la rivière du lavoir

Ainsi tout un après-midi
Thomas pêcha près de Pauline
L’observant en catimini
Et le cœur battant en sourdine

Quand la pluie gonfla le ruisseau
Finie la pêche à l’amourette
Repartant sous des trombes d’eau
Prirent la poudre d’escampette

Trempés comme des serpillères
Les enfants couraient en riant…
Main dans la main de l’écolière
Le garçon était tout content…

Certes, le ciel d’automne pleurait
Mais c’était des larmes de joie
Qui se répandaient en secret
Dans le cœur du jeune Thomas

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