A l’époque, Lény chantait déjà :
« Pour une amourette qui passait par là
J’ai perdu la tête et puis me voilà.
Pour une amourette qui passait par là »
Le jeune pêcheur d’une étrange innocence
Lance sa ligne au son de sa romance
Au crépuscule, quand tombe la nuit
Sur la rive où le temps s’évanouit.
Porté léger sur le flot vagabond
Il frémit déjà d’un tendre abandon
Jette un sourire, un regard, un soupir
Sur la vague égarée du désir.
L’eau calme du lac cache le secret
De ce poisson qu’on nomme amourette.
Au loin, les notes d’un violon discret
Jouent un air que la nuit interprète.
Le pêcheur cherche une éphémère danse
Un frisson d’instant tout en nuance.
Mais le jeu, dès que l’ombre s’efface
Ne garde pas de prise dans sa nasse.
Même si cette pêche est vaine
Elle ne laisse ni rancœur ni peine.
Un soir, on a simplement badiné,
Surfé sur le flot d’un caprice doré.

Une bien jolie interprétation pour une amourette à ses débuts. Bises